Holst-Planètes/Haydn-Création-FJN-5/02/2016

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HELENE ADAM
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Holst-Planètes/Haydn-Création-FJN-5/02/2016

Message par HELENE ADAM » 06 févr. 2016, 10:52

La Folle journée de Nantes dure en fait 5 jours, du 3 février au 7 février.

Le thème de l'année 2016 est, COB21 oblige, "musique et nature".

Image

Créée en 1995 sur un week end, ce festival d'hiver de musique classique et de musiques du monde entier, réunit désormais tous les ans, pour de multiples manifestations sur 5 jours, une foule sympathique et décontractée où il n'est pas rare de voir près de la billetterie, un homme ou une femme, la brochure à la main, vous demandant inquiet "vous vous y connaissez ? J'hésite entre ça et ça, le doigt sur les pages, n'osant pas prononcer les noms des compositeurs - (Saint Saens et la symphonie alpestre de Strauss )- mais c'est la première fois que je vais à un concert classique".

Le nom du festival est tiré de la pièce de théâtre de Beaumarchais « Le Mariage de Figaro ou La Folle Journée », qui a inspiré l'opéra Les Noces de Figaro de Mozart, premier compositeur à l'honneur de ce festival. Chaque année définit un thème.

France Musique y transporte une partie de ses émissions, et sur le podium central du grand hall du Centre des congrès de Nantes, la radio occupe régulièrement la scène pour ses émissions en direct où elle invite à se produire de nombreuses petites formations classiques passionnantes qu'on peut applaudir en direct dans une chaude ambiance *. Quand la radio déserte le podium, toute sorte de manifestations s'y déroule - des danses d'une tribu africaine avec impressionnants tambours par exemple).

Le festival dispose de 8 salles de concert (de capacité allant de 1900 à 80 places, les prix sont très abordables (de 7 euros à 22 euros selon les salles), les concerts s'y succèdent sans temps morts autres que le temps de vider la salle et de la remplir, de 9h du matin à 23h. Il existe également des salons aménagés pour des conférences à thèmes, des cafés, des restaurants, des espaces culturels avec vente des CD enregistrés juste après certains spectacles, des espaces pour rencontrer les artistes pour des séances de dédicaces (Adam Laloum et David Kadouche à l'honneur cette année) etc etc

Bref c'est un très grand festival de musique classique, assez populaire et ouvert, qui a vendu 145 000 billets pour son édition 2015

Le hall central, le podium et France musique.

Image


Et par ce lien un petit blind test hyper facile
http://www.francemusique.fr/divers/foll ... que-121641

(*) Vendredi après midi, on pouvait ainsi écouter sur le podium, dans l'émission de France Musique de Lodéon, en direct :

« Viens ! Une flûte invisible » (poème de Victor Hugo, musique d'André Caplet)
Marie Perlots, soprano / Clément Lefebvre, piano


Sonate pour flûte et piano : allegro malinconico de Francis Poulenc
Philippe Bernold, flûte / Clément Lefebvre, piano


La flûte enchantée : air de Papageno (arrangement pour 2 flûtes) de Wolfgang Amadeus Mozart
Philippe Bernold, flûte /Charlotte Schohy, flûte


« Le rouge gorge », extrait des Petites esquisses d’oiseau de Olivier Messiaen
Clément Lefebvre, piano


« La gitane et l’oiseau » de Julius Benedict
Philippe Bernold, flûte / Charlotte Scohy, flûte / Marie Perlots, soprano / Clément Lefebvre, piano


TRIO LES ESPRITS (formation de musique de chambre où joue Adam Laloum)
4e trio : Dumky de Antonin Dvorak
Adam Laloum, piano / Mi-sa Yang, violon / Victor Julien-Laferrière, violoncelle

DUO JATEKOK (piano à 4 mains)
3 épigraphes antiques de Claude Debussy
Adélaïde Panante et Naïri Badal, piano

Le jardin féérique de Maurice Ravel
Adélaïde Panante et Naïri Badal, piano


Le sacre du printemps : Action rituelle des ancêtres et danse sacrale de Igor Stravinsky
Adélaïde Panante et Naïri Badal, piano

VOCES8 (formation vocale a capela)
Mendelssohn : Denn er hat
Traditionnel : Maria Durch win Dornwald Ging - Trad. Arr. Stefan Class

John Bennet : All Creatures Now
Thomas Weelkes : As Vesta Was

Traditionnel : O Waly Waly - Trad. Arr. Guy Turner
The Mams and Papas : California Dreaming - arr. Jim Clements​




J'étais à deux concerts le vendredi 5 février

- Les planètes (Planets) de Gustave Holst, poème symphonique avec choeur pour grand (très grand !) orchestre

Image

- La Création (Die Schöpfung) de Joseph Haydn, oratorio avec trois solistes (soprano, ténor et basse), un chœur à quatre voix (soprano, alto, ténor, basse) et à un orchestre (avec Pianoforte).


retransmissions sur Arte Concert de plusieurs manifestations :
http://concert.arte.tv/fr/upcoming

CR à suivre
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Holst-Planètes/Haydn-Création-FJN-5/02/2016

Message par Piero1809 » 06 févr. 2016, 11:54

Trop facile le test!
Très beau programme, ce 5 février! J'attends avec impatience le CR.

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Re: Holst-Planètes/Haydn-Création-FJN-5/02/2016

Message par HELENE ADAM » 06 févr. 2016, 16:53

Cr des deux concerts

- Les planètes ( the Planets) de Gustave Holst, poème symphonique avec choeur pour grand (très grand !) orchestre

Orchestre National des pays de Loire, direction Pascal Roché.

Créée en 1918 à Londres, l'oeuvre est monumentale et reste, à mon sens, l'oeuvre majeure du compositeur Holst. De la veine des symphonies de Strauss ou de Dvorack, mais aussi de Ravel ou de Stravinsky, annonçant aussi les oeuvres "héroïques" de Chostakovitch, le poème symphonique est composé de sept morceaux, chacun dédié à l'une des planètes du système solaire.

Du point de vue de l'orchestration, la palette de couleurs, de sonorités et la capacité à faire varier l'expressions musicales, est sans doute à son sommet, si on juge par le nombre de cordes (y compris deux harpes très valorisées par la partition), de cuivres 'dont un tuba ténor et un tuba basse qui se répondent avec le maximum de sonorité), de bois (y compris un superbe Hautbois baryton), de percussions (plusieurs instrumentistes pour venir à bout de la collection totale nécessaire : 6 timbales, gong, cloches tubulaires, glockenspiel,triangle, caisse claire, grosse caisse, cymbales, tambourin
xylophone, sans oublier un orgue et un célesta. Ouf (dans le genre, c'est absolument renversant quand les différents groupes d'instruments se répondent ou jouent solo).

Les différents mouvements illustrent une vision astrologique des planètes : ainsi le premier mouvement, Mars, évoque les clameurs de la guerre, avec une efficacité qui fit grand effet, dit-on, lors de la création en 1018 juste après la grande guerre. Aujourd'hui, nous n'en sommes pas si loin et ces roulements de tambour et autres éclats sonores des cuivres trouvent aussi leurs échos dans l'actualité ...

Vénus, deuxième mouvement (la paix) est au contraire lumineux, loin des accents guerriers et rageurs du premier, c'est un mouvements mélodieux, violons et cors en écho, calme et réconfortant.

Mercure, (le messager) troisième mouvement, est un élégant mélange de mélodies qui se répondent, avec des motifs musicaux qu'on peut suivre un peu comme la course d'un cheval avec son messager.

Jupiter, c'est fanfare et trompettes, défilé triomphant, air célèbre et joyeux '"hymne de Jupiter", gaité et joie.

Saturne, symbolise la vieillesse, la peur de voir fuir la jeunesse puis la résignation.

Uranus, c'est le magicien avec une sorte de ronde infernale d'airs qui deviennent vite obsessionnels, comme la musique d'un film de sciences fiction de voyage au milieu des planètes avec ses échos renvoyés à l'infini dans le vide sidéral. Très impressionnant.

Neptune, c'est le mystique qui poursuit cette promenade dans le vide en ajoutant un choeur de femmes, voix éthérées sorties de nulle part puisqu'elles restent dans les coulisses, avec une angoissante interrogation sur le sens de ce son qui parait surnaturel et glace le sang, accompagnement de harpes et de célesta puis voix des femmes seules, diminuendo, vision de l'infini.

L'interprétation de l'orchestre est irréprochable, on sent qu'ils aiment l'oeuvre, qu'ils l'ont beaucoup travaillée, qu'ils la maîtrisent à merveille, leur chef se démène sur son estrade pour ne jamais perdre de vue l'ensemble des instrumentistes qu'il sollicite (et il y a du travail !), le tout est enlevé, ralenti quand il faut, romantique au bon moment, tonitruant sans écraser les instruments, bref, nous avons de bien beaux orchestres en région qu'on se le dire.
Très bel fin d'après-midi avec cette oeuvre donnée dans l'immense auditorium de 1900 places, rempli à craquer d'un public très, très content qui n'a pas ménagé ses applaudissements, ses ovations et ses félicitation. :lapping:

Retransmission en différé et disponible à la réécoute sur France Mu
http://www.francemusique.fr/emission/co ... 2016-14-45
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Re: Holst-Planètes/Haydn-Création-FJN-5/02/2016

Message par HELENE ADAM » 06 févr. 2016, 17:16

- La Création (Die Schöpfung) de Joseph Haydn,(1798) oratorio avec trois solistes (soprano, ténor et basse), un chœur à quatre voix (soprano, alto, ténor, basse) et à un orchestre (avec Pianoforte).

Haydn composa cet oratorio, une de ses oeuvres majeures, après avoir écouté les oratorios de Haendel lors de ses voyages en Angleterre et apprécié leur éclat musical du fait de l'utilisation par le compositeur d'un "grand" orchestre (pour l'époque). Il composa cette "création" inspirée de la Genèse de la Bible, qui met en scène les premiers temps de l'humanité. En réalité les sources du Livret sont multiples : la Genèse, le Livre des Psaumes et le poème épique de John Milton.


Comme précédemment, mais dans un genre très différent, il s'agit d'un des oeuvres majeures du compositeur et on ne peut qu'être frappé par la maitrise de l'écriture musicale et dramatique dont Haydn fait preuve alors. Construite en trois parties, elle met en scène trois anges (Gabriel, Raphael et Uriel, chantés par des voix de Soprano, ténor et baryton) qui racontent comment Dieu créa la terre. Adam et Eve interviendront dans la troisième partie. Le choeur est un personnage à part entière, de très belles pages ont été écrites pour son intervention régulière dans l'oratorio selon la structure classique : récitatifs avec solistes puis aria avec soliste et choeurs ou choeurs seuls.
L'ouverture, très belle page musicale, met en scène le chaos qui précède l'intervention de Dieu.
Les duos, airs et récitatifs sont tous de grande beauté et on sonne souvent à Tamino et Pamina de la flûte enchantée (1791), avec beaucoup de plaisir.

Orchestre Sinfonia Varsovia, dirigé par Daniel Reuss
Ensemble vocal de Lausanne

Ilse Eeerens, soprano (Belge)
Fabio Trümphy, ténor (Suisse)
André Morsch, baryton-basse (Allemand)

et
Joel Pontet, pianforte

Zoéline Trolliet, mezzo appartenant au choeur qui a un air de soliste en fin d'oratorio.



Pour être honnête, cette création commence plutôt mal. Chaos il y a mais pas dans l'esprit d'Haydn plutôt dans la mésentente entre cordes et bois, et décalage des choeurs. Ce qui se reproduira de brefs instants, à trois reprises au cours de l'oratorio. On sent, à l'inverse du concert précédent, que le chef, l'orchestre et les choeurs sont mal mariés et n'ont peut-être pas suffisamment travaillé ensemble.
Quelques couacs désagréables (un cor sur la note tenue du baryton) agacent également mais sur deux heures d'oratorio, l'essentiel est bon, voire très bon, notamment grâce aux choeurs et surtout aux excellents solistes.

Là, chapeau à tous les trois, avec des compliments très appuyés pour l'étonnant baryton, ligne de chant mozartienne divine, très beaux aigus et graves impeccables (la tessiture demandée est très exigeante), chant rayonnant de musicalité, très belle expression scénique, je crois que je vais me débrouiller pour repérer son agenda.(*)
La soprano, timbre idéal pour Pamina, parfaite dans ce rôle, est également proche de la perfection, et leurs interventions, notamment leurs duos en deuxième partie, sont un atout considérable de qualité de cette performance.
Le ténor s'en sort très bien aussi, mettant un peu plus de temps à chauffer sa voix, puis nous sortant des aigus lumineux et longuement tenus qui en feraient pâlir plus d'un de jalousie.
C'est bien chanté, bien en mesure, très musical, très professionnel et très étonnant au regard d'un orchestre qui aurait des leçons de respect de la mesure à prendre...

Les choeurs par contre sont à l'image des solistes et participent du très grand succès de cette très belle oeuvre que je suis ravie d'avoir pu entendre.


PS : bémol technique : pas de surtitres et des spectateurs qui essaient de suivre les paroles (allemandes) dans la brochure distribuée à l'entrée où elles sont traduites ce qui génère un bruit de papier assez désagréable. Mais O miracle, pas une toux et aucun applaudissement intempestif entre les parties de l'oratorio, le public avait dû lire les recommandations de France Musique : kit de survie à la Folle Journée de Nantes, qui expliquait très bien tout cela. :D

(*) Le baryton-basse allemand ne quitte guère Stuttgart, son port d'attache (une certaine tradition des chanteurs allemands), et, sans surprise, chante beaucoup Mozart (Figaro, Leporello, Papageno).
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Re: Holst-Planètes/Haydn-Création-FJN-5/02/2016

Message par Piero1809 » 06 févr. 2016, 22:13

Merci beaucoup, Hélène Adam, pour vos deux comptes rendus.
Très bonne idée de donner la composition de l'orchestre. Cela m'intéresse beaucoup de connaître les instruments utilisés dans une oeuvre musicale. En particulier je ne savais pas qu'il existait un hautbois baryton. Dans Salomé, Richard Strauss utilise un instrument appelé Heckelphone de la famille des hautbois mais plus grave qu'un cor anglais. Peut-être baryton et heckelphone sont-ils apparentés?
J'ai beaucoup apprécié la description que vous faites des différents mouvements de la suite Les Planètes avec chaque fois les détails instrumentaux frappants décrits de façon très pédagogique. C'est très rare de trouver cela dans les comptes rendus d'ODB où on semble avoir un peu peur de la musique.
Cela dit Les Planètes sont loin d'être ma tasse de thé. J''ai l'impression d'écouter de la fausse musique moderne. Cela dit, c'est une oeuvre spectaculaire, avec des morceaux impressionnants, Neptune notamment, propre à mettre en valeur un bel orchestre symphonique comme l'orchestre des Pays de Loire.

L'opinion mitigée que vous donnez de l'exécution de La Création illustre bien la difficulté d'interpréter des oeuvres qui sont devenues emblématiques du fait de leur valeur intrinsèque mais aussi de la tradition musicale qui s'est installée à la suite de chefs mythiques. Les exécutions récentes sur instruments d'époque semblent apporter du sang neuf.

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Re: Holst-Planètes/Haydn-Création-FJN-5/02/2016

Message par HELENE ADAM » 07 févr. 2016, 09:44

Piero1809 a écrit : En particulier je ne savais pas qu'il existait un hautbois baryton. Dans Salomé, Richard Strauss utilise un instrument appelé Heckelphone de la famille des hautbois mais plus grave qu'un cor anglais. Peut-être baryton et heckelphone sont-ils apparentés?
.
Non ce ne sont pas les mêmes instruments. Le Hautbois baryton est d'un octave en dessous du hautbois (ses partitions sont d'ailleurs écrites en clé de sol même si les notes réellement produites par l'instrument sont "transposées").

Le Heckelphone est un hautbois plus grand (1,30m contre 1,20), plus lourd (il faut le poser sur le sol à la verticale pour en jouer), il est également accordé d'une octave en dessous du hautbois mais peut descendre d'un ton plus bas et possède surtout un registre beaucoup plus riche, un son plus profond.

Le Heckelphone a été utilisé par Strauss dans Salomé pour la première fois et on l'entend beaucoup dans "une symphonie alpestre" (qui était également brillamment donnée par l'orchestre des pays de Loire, samedi, à la folle journée de Nantes).
L'ONP avait organisé dans l'un de ses rendez-vous musicaux au studio le jeudi midi, un "récital" de Heckelphone... l'instrument est très impressionnant !

Il arrive que les deux instruments soient confondus du fait qu'il est écrit "bass oboe" sur la partition mais ce sont bien deux instruments différents.

Heckelphone
Image

Hautbois baryton
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Re: Holst-Planètes/Haydn-Création-FJN-5/02/2016

Message par fomalhaut » 07 févr. 2016, 10:16

HELENE ADAM a écrit :Cr des deux concerts

- Les planètes ( the Planets) de Gustave Holst, poème symphonique avec choeur pour grand (très grand !) orchestre

Orchestre National des pays de Loire, direction Pascal Roché.

Créée en 1918 à Londres, l'oeuvre est monumentale et reste, à mon sens, l'oeuvre majeure du compositeur Holst. De la veine des symphonies de Strauss ou de Dvorack, mais aussi de Ravel ou de Stravinsky, annonçant aussi les oeuvres "héroïques" de Chostakovitch, le poème symphonique est composé de sept morceaux, chacun dédié à l'une des planètes du système solaire.
L'œuvre majeure de Holst ?
A mon sens, Egdon Heath, œuvre peu connue, est une composition beaucoup plus originale que ces fameuses Planètes et c'est elle qui mérite le titre d'œuvre majeure de Holst !

Mais au fait, qu'est-ce que Egdon Heath ?

https://en.wikipedia.org/wiki/Egdon_Heath
https://www.google.fr/search?q=egdon+he ... AfwQsAQIRg

Et on peut trouver Egdon Heath sur le même CD que les Planètes :

http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?_ ... gdon+heath

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Re: Holst-Planètes/Haydn-Création-FJN-5/02/2016

Message par Piero1809 » 07 févr. 2016, 13:00

HELENE ADAM a écrit : Non ce ne sont pas les mêmes instruments. Le Hautbois baryton est d'un octave en dessous du hautbois (ses partitions sont d'ailleurs écrites en clé de sol même si les notes réellement produites par l'instrument sont "transposées").
Le Heckelphone est un hautbois plus grand (1,30m contre 1,20), plus lourd (il faut le poser sur le sol à la verticale pour en jouer), il est également accordé d'une octave en dessous du hautbois mais peut descendre d'un ton plus bas et possède surtout un registre beaucoup plus riche, un son plus profond.
Merci beaucoup pour ces informations très intéressantes concernant le hautbois baryton et le heckelphone.

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