La Fille du régiment - Armiliato/Pelly - ONP - 10-11/2012

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jerome
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Message par jerome » 16 oct. 2012, 06:15

quetzal a écrit :1) Alors reste la salle ( Bastille ) et ses 3000 places ...mais bon le Met en fait 4000 , je sais bien que vous trouvez tous que Bastille est infecte ( moi pas vraiment , mais peut être je n'en connais pas tous les recoins ).

2) Il ne faut pas comparer avec le printemps 86 ...ça fait tout de même 26 ans ...et vivre le passé nous condamne à rester à la maison , non?

3) je redoute ma prochaine "Fille" à Dallas en mai prochain ...car je crains déjà la nostalgie de Florez-Dessay-Pelly ...tu imagines !
1) Certes le Met est plus grand que Bastille mais il est mieux configuré et l'acoustique en est très supérieure et ça fait quand même une sacrée différence.
2) Bien sûr que non, on n'est pas condamné à rester à la maison! Mais comment veux tu ne pas comparer ? On ne peut pas jeter aux oubliettes des moments phares pareils et la comparaison est logique, évidente et somme toute humaine sans compter qu'elle contribue aussi à la formation de l'esprit critique.
Et d'ailleurs la preuve:
3) Tu vois bien! Sans attendre que 26 années se soient à nouveau écoulées, toi-même tu ne peux pas t'en empêcher. :wink:

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Bernard C
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Message par Bernard C » 16 oct. 2012, 07:44

jerome a écrit :
quetzal a écrit :
2) Il ne faut pas comparer avec le printemps 86 ...ça fait tout de même 26 ans ...et vivre le passé nous condamne à rester à la maison , non?

3) je redoute ma prochaine "Fille" à Dallas en mai prochain ...car je crains déjà la nostalgie de Florez-Dessay-Pelly ...tu imagines !

3) Tu vois bien! Sans attendre que 26 années se soient à nouveau écoulées, toi-même tu ne peux pas t'en empêcher. :wink:
Ah mais je ne suis pas sans effectivement former mon jugement avec mon expérience comme tout le monde , tu as raison , mais je vis avec les vivants , pas avec les morts . Toute la différence est là .

Et dans mes choix de spectacle les distributions sont déterminantes depuis toujours . Donc entre Pine et Dessay j'ai encore le choix , entre Dessay et Anderson il n'y a plus le choix . idem pour le ténor ...


Ensuite pour l’acoustique comparée du Met et de Bastille je vois qu'il y a de meilleurs connaisseurs que moi . ( Il est vrai que je fréquente plus le Met que Bastille , mais chaque fois que je suis allé à bastille je n'ai nullement souffert de son acoustique , alors allez comprendre (?) )

Mais surtout ne relançons pas ce sujet . J'AI TORT ,JE l'AVOUE TOUT DE SUITE (c'est le genre de débat stérile par excellence)

dongio
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Message par dongio » 16 oct. 2012, 08:23

quetzal a écrit :
dongio a écrit :Que l'on roue d'abord en place de grêve les dirigeants de l'ONP qui ont osé programmer "la Fille du Régiment" dans le hangar Bastille. Rien ne passe d'un'orchestre (du moins là où j'étais placé (rang 29 face) qui ne sonne pas, rien ne passe des dialogues où il faut plus que tendre l'oreille pour en saisir des bribes. Ah, ce n'est pas une question artistique certainement qui aura fait décider de cela, mais sans aucun doute une question de fric. Montrer enfin à Paris une production qui a fait les beaux soirs de Londres, New York ou Vienne dans une distribution à priori alléchante, voilà qui devait remplir une salle à coup sur. Alors, autant aussi remplir les caisses en bourrant Bastille. Mais hélas, cette musique, cette oeuvre, ce chant par ces voix entendues ce soir, ne remplissent pas la salle et tout ne ressort que pauvret et lointain. Tout cela est une honte : cette « Fille » aurait plus eu sa place à Garnier à l'acoustique plus flatteuse et où la proximité entre la scène et le public aurait plus fait mouche.
On ne dira rien de la mise en scène de Laurent Pelly, lui qui nous aura tant fait chavirer dans ses Offenbach. Elle aura charmé tout le monde mais force est de constater, quitte à passer pour le grincheux de service, que les ficelles sont finalement toujours les mêmes. Alors oui, c'est drôle, très drôle parfois, c'est enlevé, mais cela manque de poésie et de douceur, et les moments vocaux qui les requièrent tombent à plat. Pour moi, première vision de ce travail, et je l'avoue, déception. En aurai-je trop attendu finalement, l'aurai-je trop fantasmée ?
Dans l'immense Bastille, les voix de format modeste en termes de projection que sont celles de Dessay et Florez peinent à se faire entendre. Ah, certes, lui, est à fondre : le legato de la ligne, la souplesse du chant, l'art consommé du grand belcantiste, tout cela est à louer et à porter aux nues et « Pour me rapprocher de Marie » est en ce sens renversant (encore plus que « Ah mes amis » dont on sait quel cheval de bataille il est pour lui). Mais la voix peine à remplir la salle, hélas, trois fois hélas. Dessay a retrouvé un allant vocal, une forme et une santé qui réjouissent. L'extrême aigu reste toutefois tiré et raide, et les grimaces, cabrioles et gesticulations que lui demande Pelly remplacent la ligne de chant donizettienne et certes enchantent le public de cette première. Mais mon Dieu, quels manques de couleurs, quelle pauvreté du clair obscur, quelle sécheresse belcantiste ici. Autant sa Lucia m'avait charmé, autant cette Marie m'a rendu triste. Que nous sommes loin de ce qu'Anderson nous offrait à l'Opéra Comique avec Kraus à l'époque (et cela vaut aussi pour Florez quelque part en termes de projection). Comme dit par d'autres, « il faut partir » et « Par le rang et l'opulence » sont si monochromes qu'ils en sont ternes.
Corbelli bien dans Sulpice, Doris Lamprecht bonne dans la Marquise de Berkenfield (mais t'Hézian en voix terrifiante faisait autre chose du personnage). On aura dérangé la tant aimée Dame Felicity Lott pour quelques phrases et postures de la Duchesse de Crackentorp mais là aussi, les phrases dites sont peu compréhensibles...Et le « G'sätzli » qu'il lui est donné de chanter, bis traditionnel de Caballé grande époque, reste un avatar.
Alors quoi ? Oui, les foules se presseront à ces représentations. Oui les spectateurs en sortiront sans doute enchantés, ayant ri, et admiré les gesticulations de Natalie Dessay (« qu'est ce qu'elle se donne à fond!) et les beaux costumes et les beaux décors. Mais hélas ; où est le belcanto dans tout cela , hormis chez Florez ? Ah, je doute que ce soit à Bastille que l'on retrouve les émeutes et les délires qui accompagnaient chaque soirée de l'Opéra Comique de l'époque, où le bâtiment était encerclé de gens qui ne voulaient pas partir, et qui se pressaient à la sortie des artistes pour remercier encore et encore Kraus et Anderson pour ce qu'ils nous avaient offert : dans une pauvre mise en scène classique sans doute, un art du chant plus jamais atteint depuis.

Dongio tristounet ce soir...

Bonsoir

Je suis un peu surpris de ta déception .
Si Natalie Dessay dont on connait les soucis a pu chanter Marie sans trop de difficulté , cette production ( que j'ai vue avec Dessay puis avec Damrau il y a quelques années) est de très bonne qualité .
Si elle a fait le tour du monde c'est parce que cette mise en scène a du charme et des trouvailles tout à fait cohérentes avec l'argument ( mise en scène au demeurant faite sur mesure pour le style de N.Dessay et où Florez quelque soit sa partenaire maitrise parfaitement le personnage ).
Alors reste la salle ( Bastille ) et ses 3000 places ...mais bon le Met en fait 4000 , je sais bien que vous trouvez tous que Bastille est infecte ( moi pas vraiment , mais peut être je n'en connais pas tous les recoins ).

Il ne faut pas comparer avec le printemps 86 ...ça fait tout de même 26 ans ...et vivre le passé nous condamne à rester à la maison , non?
Les enfants ont eu la chance d'assister à la soirée du 30 avril 86 à Favart ..et nous sommes allés ensembles au Met pour la représentation Dessay-Florez-Pelly ;on y a pris un grand plaisir .

Il y a un vrai talent musical , théatral , un vrai bonheur , tu le dis d'ailleurs : les spectateurs de l'Opéra de Paris sortent enchantés de leur soirée .

Qui chante aujourd'hui mieux tout ça avec un allant , une langue parfaitement prononcée et une scénographie plus réjouissante ?
Moi je ne le sais pas - je redoute ma prochaine "Fille" à Dallas en mai prochain ...car je crains déjà la nostalgie de Florez-Dessay-Pelly ...tu imagines !



Soyons de bonne humeur ...tout ça n'est pas si nécessairement mauvais ...

---

ceci dit je lis avec attention tes réserves
Mais cher Bernard, je n'ai pas dit que c'était nécessairement mauvais! J'ai décrit ma déception face à un spectacle dont j'attendais beaucoup, et peut être trop. Je n'avais pas vu le DVD, voulant sottement me réserver pour le choc de la soirée annoncée (c'est dire si je peux être c.. parfois). Et là, comme disait Chirac, tout a fait "psssschit". Pétard mouillé. Je n'ai pas dit que ce n'était pas bon, j'ai dit que je n'y avais pas pris le plaisir escompté. Pelly adopte un discours humoristique certes, très BD, mais auquel il manque le sentiment de douceur, de nostalgie qui fait aussi le charme de cette musique. D'où une frustration que j'ai ressentie, tout en souriant aux gags montrés hier soir. Rien à dire encore une fois sur Florez impeccable, mais réserves sur Dessay même si en assez bonne voix. Ce n'est pas parce que c'est sans doute ce que l'on peut entendre de mieux aujourd'hui dans le rôle que cela doit être encensé. Il manque, il manquait, il manquera toujours à cette voix, aussi belle soit elle (et dieu sait si j'ai adoré cette chanteuse) les couleurs, le legato belcantiste. Lucia pour moi avait fait illusion (mais le personnage dans la mise en scène de Serban y était pour quelque chose dans l'émotion), Marie tombe plus à plat. C'est indéfinissable sans doute, incompréhensible pour beaucoup et j'en suis désolé, mais c'est le sentiment de frustration qui a engendré ma "tristesse" de hier, auquel a grandement participé l'agacement de la salle Bastille pour une oeuvre de ce type avec des voix de ce type. Je t'assure, il fallait tendre l'oreille pour saisir les paroles, et tout l'orchestre, les voix, paraissaient lointains, lointains...Le Met, Vienne, Covent Garden ont des acoustiques flatteuses. Bastille est un loupé complet en ce sens.

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Message par claudionapo » 16 oct. 2012, 08:48

dongio a écrit :Que l'on roue d'abord en place de grêve les dirigeants de l'ONP qui ont osé programmer "la Fille du Régiment" dans le hangar Bastille. Rien ne passe d'un'orchestre (du moins là où j'étais placé (rang 29 face) qui ne sonne pas, rien ne passe des dialogues où il faut plus que tendre l'oreille pour en saisir des bribes.
Dongio tristounet ce soir...
ça me surprend, ton commentaire.
Hier j'étais dans les hauteurs de bastille (galerie 7 pour la première partie, galerie 8 pour la deuxième). Et j'ai l'impression de bien entendre!
on se disait avec mes amis qu'on avait pas entendu la Dessay si en forme depuis un moment: on avait en tête le triste souvenir de sa Manon!

après, je suis habitués des places pas chère, et je n'ai donc pas le même référentiel que toi (des fois en me replaçant j'ai eu la chance d'être vers le 10-15ème rang du parterre).
Des mes souvenir quand le fond du parterre était en cat 7 (jusqu'à l'année dernière) j'avais la nette impression que le son était attenué par le balcon qui est juste au dessus.

Sinon:
J'ai passé une très agréable soirée!
C'est un opéra populaire (dans les deux sens: faite pour le "peuple" et très connue): je comprends pourquoi, drôle, divertissante, quasiment une pièce de boulevard mise en musique par le génie de Donizetti.
Car la musique il en a.
Je suis plus réservé sur le livret: un condensé de flatterie de la grandeur française (étant étranger, je le ressens plus :) )
Je ne vais pas commenter la mise en scène qui est super connue.
J'ai juste une question (car je ne me rappelle plus de l'avoir vu dans la version transmise à la télé):
dans le troisième acte, pendant l'interlude une des femme de ménage glisse et tombe juste avant de sortir du plateau (devant la porte). Au même endroit en suite la marquise tombe aussi. C'est prévu ou c'est un hasard?

les voix:
Florez, ovationné chaque fois il avait fini son air, parait monter en force après des débuts légèrement timides. Juste, puissant, précis... bref on l'aimerait le voir bcp plus souvent sur la scène de l'ONP
Dessay: c'est son opéra. elle le joue et chante (oui c'est dans le bon ordre elle joue et chante...) depuis des années, elle n'a pas d'appréhension, tout lui réussit!
Très bien aussi Sulpice de Alessandro Corbelli, je connaissais pas (quoi que je l'ai entendu dans l'italienne en Alger, me dit le site Memopera!).

L'orchestre (petite orchestre) joue très bien le rôle de la bande militaire, dirigé par Armillato en forme.

Je reste surpris par l'accueil (trop) chaleureux du public parisien. on se saurait cru à un récital plus qu'à un opéra, des tonnerres d’applaudissement à la fin de chaque air, triomphe finale, etc etc.
C'est vrai que c'est un beau spectacle: un opera populaire!
J'y retourne le 30/10 pour la dernière de Florez&Dessay (en espérant qu'ils résistent d'ici là!)

veniziano
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Message par veniziano » 16 oct. 2012, 08:53

Cher DONGIO si vous n'aimez BASTILLE , il ne faut pas vous géner , n'y mettez plus les pieds , vous qui avez les moyens d'aller au MET ou Londres , tant mieux pour vous, alors épargnez nous vos gérémiades : nous sommes un certain nombre à aimer cette salle qui n'est pas parfaite mais y a t il une salle parfaite ??

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jerome
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Message par jerome » 16 oct. 2012, 22:56

veniziano a écrit :Cher DONGIO si vous n'aimez BASTILLE , il ne faut pas vous géner , n'y mettez plus les pieds , vous qui avez les moyens d'aller au MET ou Londres , tant mieux pour vous, alors épargnez nous vos gérémiades : nous sommes un certain nombre à aimer cette salle qui n'est pas parfaite mais y a t il une salle parfaite ??
hé ho!! DonGio a encore le droit de s'exprimer que je sache! Ce n'est marqué nulle part que sur ce forum il faut obligatoirement et systématiquement avoir un avis archi positif et enthousiaste sur tout ou alors se taire!

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Message par Alain_B » 17 oct. 2012, 00:02

Il faut dire que le fond de parterre est nul question acoustique. Au 2eme balcon on entend beaucoup mieux.

lamammamorta
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Message par lamammamorta » 17 oct. 2012, 01:42

Exact, je préfère aussi le 2d balcon. Pour une fois, les "pauvres" sont mieux lotis que les "riches".
Ce qui m'amuse, c'est de lire encore et toujours les pleureuses du parterre qui déplorent toujours, 20 ans après, l'acoustique de bastille. Conseil: mélangez-vous à la plèbe du 2d balcon. Vous paierez moins cher, et vous pleurerez moins !

N'empêche ce spectacle est formidable, et quand je lis de ci ou là les critiques insensées de certains nécrophiles sur la performance de Florez, les bras m'en tombent. Ce que fait ce gars est incroyable et désarmant.

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PlacidoCarrerotti
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Message par PlacidoCarrerotti » 17 oct. 2012, 07:12

En ce qui me concerne, je suis sorti de ce spectacle satisfait mais sans enthousiasme excessif.
J’avais vu cette production à Londres à sa création en janvier 2007 et j’en étais sorti emballé malgré quelques bémols (dialogues lourdingues, blagues à 2 balles (« ce n’est plus un château, c’est une caserne » alors qu’on avait déjà eu droit à « ce ne sont plus des offrandes, c’est Interflora » dans la Belle Hélène …, absence de poésie, etc.) ; la prestation de Dawn French était sans grand intérêt puisqu’elle n’avait aucun texte à servir.
Beaucoup plus enthousiasmante fut la version de Vienne, en avril, puisque Caballé y faisait son retour à 74 ans, irrésistible dans ses dialogues largement improvisés et dans sa chanson suisse (un de ses bis fétiches). Les allusions aux « olympic obligations » n’avaient, au passage, aucun sens à Vienne …
J’ai revu la même production à NY en 2010 avec Damrau essayant vainement de faire du Dessay et Te Kanawa, toujours trop élégante pour faire de l’autodérision (quant à son air, une mélodie sud américaine vaguement murmurée, il était sans intérêt). A ce stade, la production commençait à me peser et, sans interprètes d’exception, les ficelles paraissaient trop grosses.
C’est ce que j’ai ressenti hier malgré la présence de Dessay : certes, elle a cet abattage incroyable, cette pétulance, qui collent à la mise en scène, mais vocalement, elle a beaucoup perdu. De ce point de vue, c’est mille fois mieux en tout cas que ses récentes Manon ou Traviata en France, mais le timbre est sourd, la couleur est uniforme (c’est tout le contraire de ce qu’exige le vrai bel canto), les variations précautionneuses (rien dans l’aigu, tout dans le medium : si au moins elle vocalisait comme Bartoli …), pas mal de suraigus ont été supprimés, …Bref, ça manque de brillant et de brio : ce faisant, et quand on l’a déjà entendue au top de sa forme, la prestation dramatique a quelque chose de frustrant, comme si Dessay tentait de masquer ses carences vocales par des pitreries.
Florez a été très bon mais il a été meilleur : un dernier ut un peu court dans son premier air, en revanche le second air était magnifique compte tenu de ses moyens naturels (il a quand même un timbre un peu blanc, ce qui ne facilite pas la coloration).
En ce qui concerne Felicity Lott, c’est un peu du gâchis : pas de texte (toujours les « olympic obligations » !), la chanson suisse de Caballé qui arrive comme un cheveu sur la soupe, sans l’abattage de Montserrat … aucun intérêt.
Les autres rôles correctement tenus, mais sans génie particulier.
Bonne direction en revanche (malgré pas mal de décalages au démarrage).
Bref, j’ai eu l’impression d’un plat réchauffé, avec des ingrédients ayant parfois dépassé la date limite de consommation, le tout servi dans cette cantine industrielle qu’est la Bastille.
Peut-être que les représentations suivantes seront plus libérées ?

PS : au second balcon, les voix passent correctement le plus souvent (sauf dans les ensembles). Pour les dialogues parlés, c'est un peu plus difficile.
"Quand on se cogne la tête avec un livre et que ça sonne creux, cela ne veut pas dire que le livre est vide". (Otto Klemperer)

dongio
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Message par dongio » 17 oct. 2012, 07:45

veniziano a écrit :Cher DONGIO si vous n'aimez BASTILLE , il ne faut pas vous géner , n'y mettez plus les pieds , vous qui avez les moyens d'aller au MET ou Londres , tant mieux pour vous, alors épargnez nous vos gérémiades : nous sommes un certain nombre à aimer cette salle qui n'est pas parfaite mais y a t il une salle parfaite ??
Je pense que sur un forum on a le droit d'exprimer ses mécontentements et ses satisfactions. Donc, je continuerai à dire, ce que des mélomanes beaucoup plus spécialistes que moi affirment et confirment, que l'acoustique de Bastille est ratée. Cela dépend des endroits où l'on se place. Effectivement le son est meilleur souvent au 2è balcon (et rassurez vous, ce sont des places que je fréquente souvent, mais cette fois ci j'étais placé à l'arrière du parterre, j'en suis absolument désolé). Des amis présents ce soir là au balcon ont émis à peu près les mêmes réserves...Ce n'était pas une soirée ratée (type Manon ou Faust) mais une soirée que j'ai trouvée décevante, et je m'en suis expliqué.
Quant à mes voyages au Met et à Covent Garden, cela fait hélas longtemps que je n'y suis plus allé, et même si j'y allais encore régulièrement, cela ne regarderait que moi, ne vous en déplaise. Maintenant, si vous considérez que critiquer un spectacle, ou une salle, ne relève que de jérémiades (avec un "j" s'il vous plaît), libre à vous. Je ne vis ni dans le passé, ni dans la plainte. Il se trouve que j'ai eu la chance de voir, d'entendre pas mal de choses à ce stade et qu'obligatoirement les comparaisons se font. Si vous êtes satisfait de ce que l'on vous sert à l'ONP ces dernières saisons, j'en suis ravi pour vous. Je pense que nous sommes plusieurs à faire la moue. PlacidoCarrerotti a très bien résumé la situation de ce spectacle, l'ayant apprécié ailleurs dans de meilleures conditions. Tout à Paris sentait effectivement le réchauffé, l'équipe directrice voulant rattraper la sauce. Dont acte.

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