Festival international des Académies lyriques au Châtelet

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HELENE ADAM
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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par HELENE ADAM » 26 janv. 2017, 11:51

Oui superbe concert qui tiendrait sans problème la comparaison avec bien des récitals ou galas d'artistes confirmés. Aux compliments adressés aux quatre chanteurs (ma préférence allant à la basse époustouflante de Grigori Shkapura qui m'a bouleversée à chacune de ses prestations), il faut ajouter les qualités d'un pianiste fort discret, Serguei Constantinov mais impressionnant de virtuosité surtout quand il doit donner l'impression de remplacer un orchestre complet.

Ajoutons un programme très riche, digne lui aussi des "Grands" et fort bien amené et collectivement maitrisé.Ouvrir avec l'air de la Reine de Chemakha (le Coq d'or) est déjà très audacieux quand on chante à Paris où cet opéra est peu connu, encore plus quand on a annoncé au début avoir une légère trachéite, bref, la soprano Nina Minasayan est courageuse et délicieuse de tous les points de vue.

Des extraits du Prince Igor (Borodine), de la Fiancée du Tsar (Rimski-Korsakov), d'Eugène Onéguine (Tchaikovski), et l'extraordinaire trio de Ivan Soussanine (Glinka), deux chants de Tchaikovski sur des poèmes de Tolstoi ("je vous bénis, Forêts" et "l'air de Don Juan"), un chant de Rachmaninov et un de Sviridov, des découvertes manifestement pour la plupart des participants et globalement une très belle première partie Russe.
La deuxième partie apparait plus conventionnelle à un public parisien avec Figaro, Duparc ou les airs de Rodolfo et les duos du Duc et de Gilda, ou encore le célèbre "au fond du temple saint" (Bizet). Mais outre une époustouflante interprétation du duo de Don Pasquale (Chetti, Chetti), les artistes nous donnent aussi du moins célébrissime avec un extrait de I Masnadieri (Verdi) ou le poème "chère nuit" mis en musique par Bachelet. Et surtout ils prouvent en effet leur adéquation et leurs talents dans toutes sortes de répertoires.

j'avais, comme Paco, déjà noté à plusieurs reprises le talent et l'excellente formation (chant en nuances, bonne diction, effort d'interprétation y compris scénique) des jeunes artistes du Bolchoi. Voilà qui confirme amplement nos impressions !
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par paco » 26 janv. 2017, 12:15

HELENE ADAM a écrit :
26 janv. 2017, 11:51
il faut ajouter les qualités d'un pianiste fort discret, Serguei Constantinov mais impressionnant de virtuosité surtout quand il doit donner l'impression de remplacer un orchestre complet.
Oui, j'ai écarquillé les yeux quand il s'est lancé dans ses gammes descendantes en tierce dans l'air de Figaro (le faire en tierces n'est absolument pas obligatoire à cet endroit). Il s'amuse avec la virtuosité ! :D
Et la maîtrise du son était absolument parfaite - d'autant que le Fazioli du Châtelet n'est pas franchement facile à maîtriser au niveau des couleurs, on s'en rend compte à d'autres occasions-.

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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par paco » 26 janv. 2017, 12:27

Par ailleurs, comme toi c'est surtout le baryton-basse Grigori Shkapura qui m'a fasciné, mais je pense que cela tient davantage à son charisme ravageur et la puissance de sa voix qu'à ses réelles qualités vocales (graves assez limités voire inaudibles, diction italienne fortement perceptible), même s'il a prouvé en bis sa solidité technique.

J'ai trouvé le baryton Ilya Kutyukin proche de l'idéal dans le répertoire verdien, et sa musicalité dans la musique française est vraiment touchante. Vu son côté beau gosse, il faut s'attendre à ce que les théâtres se l'arrachent assez rapidement pour le grand répertoire... (probablement un futur Hvorostovski).

Le ténor Pavel Valuzhin a l'émission évidente d'un Lenski, et vue son aisance technique confondante (+ une très belle musicalité), nul doute qu'on le reverra à moyen terme sur les grandes scènes internationales.

Mais au final c'est peut-être la soprano Nina Minasyan qui m'a le plus touché : d'abord par son air d'entrée, si difficile et pourtant si parfaitement maîtrisé (attaquer un contre-ré pianissimo d'entrée de concert, c'est ahurissant !!), ensuite par sa musicalité qui fait mouche tout de suite et nous scotche jusqu'à la fin du concert. J'espère juste qu'elle ne se fourvoiera pas dans ses choix de répertoire : je vois qu'elle a chanté Lucia à l'ONP, mouaich... Elle n'en a selon moi absolument pas le gabarit vocal (cf nos débats avec Jérôme et Placido sur les voix trop "légères" pour ce rôle).

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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par micaela » 26 janv. 2017, 12:44

Le charisme ravageur de Shkarupa (qui m'a fait penser, pour ça, à Adbrazakov-pour rester chez les Russes) est en effet pour beaucoup dans la forte impression qu'il a faite hier soir, ainsi que sa puissance vocale.
J'ai beaucoup apprécié la musicalité (comme tu dis) de Valuzhin (notamment son air de Rodolfo, très émouvant), et je pense aussi qu'il ferait un Lenski magnifique. C'est peut-être d'ailleurs celui qui m'a le plus touchée.
D'accord pour Kutyukin : son côté beau gosse , ça pourrait en faire une sorte de "nouveau Hvorostovsky" dans les années à venir.
A noter que le programme a été quelque peu différent (et un peu moins chargé...) que celui annoncé dans le lien page précédente.
On a eu : Air de la reine de Chemaka (le Coq d'or) Minasyan
Air de Konchak (Prince Igor) Shkarupa
Air de Lykov (la fiancée du Tsar) Valuzhin
Air d'Onéguine Kutyukin
Je vous bénis forêts (Tchaïkovski, sur un poème de A.Tolstoï ) Shkarupa
Sérénade de Don Juan (Tchaïkovski, sur un poème de A. Tolstoï) Kutyukin
C'est beau ici (Rachmaninov, sur un poème de Pouchkine) Minasyan
En approchant du fleuve (Sviridov, sur un poème de Pouchkine) Valuzhin
Trio extrait de Ivan Soussanine (Glinka) Minasyan, Valuzhin et Shkarupa

en deuxième partie Non piu andrai (Noces de Figaro) Shkarupa
L'invitation au voyage (Duparc/Baudelaire) Kutyukin
Chère nuit (Alfred Bachelet, poème d'Adénis) Minasyan
Air de Francesco Vecchio ! Spiccai (I masnadieri- Verdi) Kutyukin
Air de Rodolfo Che gelida manina (la bohème) Valuzhin
Duo Malatesta/Don Pasquale (Kutyukin et Shkarupa)
Duo le Duc/Gilda (Rigoletto) Minasyan et Valuzhin
Air de Gilda Caro nome (Rigoletto) Minasyan
Duo des Pêcheurs de perles Au fond du temple saintb Valuzhin et Kutyukin

Plus deux bis (des chansons russes ) Une non identifiée (si quelqu'un sait, ça m'intéresse) par Shkarupa et (à confirmer) Ay ti dushechka par Valuzhin.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pensée shadok

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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par NiklausVogel » 02 févr. 2017, 10:47

Hier, jeunes artistes du Deutsche Oper, avec programme suivant :

* Siobhan Stagg (Soprano)
* Ronnita Miller (Mezzo-Soprano)
* Matthew Newlin (Ténor)
* Attilio Glaser (Ténor)
* John Parr (Pianoforté)

Richard Strauss

Ständchen (Stagg)

Breit über mein Haupt (Glaser)
Du meines Herzens Krönlein (Stagg)

Schön sind, doch kalt die Himmelssterne (Stagg)

Heimliche Aufforderung (Glaser)

Morgen (Stagg)

Cäcilie (Glaser)

Edward Elgar

Sea Pictures (Miller)

Benjamin Britten

Seven Sonnets of Michelangelo (Newlin)

Gustave Charpentier

"Depuis le Jour” (Louise) (Stagg)

Charles Gounod

“Ah! Lève-toi, Soleil” (Romeo et Juliette) (Newlin)

Camille Saint-Saëns

"Mon Cœur s'ouvre à ta voix” (Samson et Dalila) (Miller)

Giuseppe Verdi

"Ella mi fu rapita” (Rigoletto) (Glaser)
"È il sol dell'anima” (Rigoletto) (Glaser, Stagg)


La voix de Siobhan Stagg est magnifique, puissante, et on y trouve le cristal, le velours et le cuivre. Sa Sophie du Rosenkavalier (en avril à Berlin) est enlevée et pétillante, et la carrière d'une artiste capable d'assurer à ce point un rôle de premier plan dans l'immense salle du Deutsche Oper est évidemment prometteuse. Dans l'intimité du foyer du Châtelet, les choses sont différentes, comme si Siobhan Stagg avait un peu de mal à trouver le ton et la juste distance qu'impliquent la proximité du public et le dialogue naturel qu'appelle cette proximité. Dans Strauss, on a des sons splendides, mais l'intensité est un peu forcée, et l'expression manque de simplicité. Evidemment, ces courts lieders de Strauss font partie des merveilles de la musique occidentale, et cela s'entend, ce qui est l'essentiel. Des progrès plus sensibles seront en revanche à faire pour Louise. La prononciation du français est calamiteuse (bon, depuis le jour, tout le monde connait, mais quand même) et l'expression maniérée. Il manquait hier le sens de la continuité des lignes, qui seule permet d'exprimer le bonheur du personnage. Du très beau son, mais c'est insuffisant.

Attilio Glaser est un ténor énergique, agile, mais l'émision n'est pas très pure, comme si certains choix dans le placement de la voix n'avaient pas été clairement faits. Il nous donne un Strauss et un Verdi un peu bruts de décoffrage, qui se laissent écouter sans déplaisir, mais on s'imagine mal prendre l'avion et traverser la planète pour écouter M. Glaser dans les décennies à venir. Sur scène, il y a le chef, le décor, les costumes, l'agitation, et quand le chanteur envoie du son, tout peut fonctionner. En récital, un peu plus de subtilité serait de mise...

Le naturel dans le rapport à la salle, Romnita Miller nous le donne dans des Sea pictures vivantes, contrastées et dramatiques. La voix est puissante, mais sait se retenir quand il faut. Si la pâte est un peu épaisse, c'est que Romnita Miller a un reste de cette patate chaude que l'on trouve dans la voix de certaines chanteuses afro- américaines (Norman, Bumbry, alors que Verrett en est dépourvue) et que le pianiste, qui nous faisait de la dentelle avec Strauss, martèle un peu trop son Elgar. Mais bon, c'est de la belle musique et justice lui est rendue, comme elle sera rendue, avec tout le capiteux qu'il faut, à l'air de Dalila. On regrettera toutefois que Miller respire bien souvent. Trois fois dans Ah, réponds, réponds à ma tendresse (une fois après Ah, et une fois après chaque réponds), c'est beaucoup, là où les autres se contentent en général d'une reprise de souffle entre les deux réponds.

Le moment le plus délicieux de la soirée a sans doute été la splendide interprétation par Matthew Newlin des sonnets de Michel-Ange. Je ne connaissais pas l'oeuvre de Britten, et n'avais pas les éléments de comparaison qui aident parfois, mais parasitent souvent l'écoute. Newlin n'a pas la voix énorme de Glaser, le timbre n'est pas exceptionnel, mais l'expression est subtile, les intonations sont variées, les phrasés respirent l'intelligence. Et en plus, on a le style. A l'écouter hier, on se retrouvait projeté, grâce à la magie de la musique de Britten et à l'élégance de son interprète, quelque part entre Florence et Rome, aux plus belles heures de la Renaissance. Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé, en gardant sagement le silence entre les morceaux, et en réservant à Matthew Newlin, à la fin du cycle, la plus chaleureuse ovation de la soirée. Matthew Newlin peut d'ailleurs faire autre chose que du camée : glorieux Ah lève toi soleil, assez exaltant même. Certes, les aigus sont attaqués prudemment, mais une fois la note accrochée, tout se termine parfaitement.

Les quatre chanteurs nous ont fait leurs adieux avec un libiamo, libiamo sympathique, mais qui n'a pas révolutionné le chant verdien. Ce n'était d'ailleurs pas l'objet.

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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par HELENE ADAM » 02 févr. 2017, 11:24

NiklausVogel a écrit :
02 févr. 2017, 10:47

Le moment le plus délicieux de la soirée a sans doute été la splendide interprétation par Matthew Newlin des sonnets de Michel-Ange. Je ne connaissais pas l'oeuvre de Britten, et n'avais pas les éléments de comparaison qui aident parfois, mais parasitent souvent l'écoute. Newlin n'a pas la voix énorme de Glaser, le timbre n'est pas exceptionnel, mais l'expression est subtile, les intonations sont variées, les phrasés respirent l'intelligence. Et en plus, on a le style. A l'écouter hier, on se retrouvait projeté, grâce à la magie de la musique de Britten et à l'élégance de son interprète, quelque part entre Florence et Rome, aux plus belles heures de la Renaissance. Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé, en gardant sagement le silence entre les morceaux, et en réservant à Matthew Newlin, à la fin du cycle, la plus chaleureuse ovation de la soirée. .
Merci pour ton CR, ces soirées sont décidément riches de découvertes !
Concernant les sonnets de Britten, je les ai entendus plusieurs fois interprétés par Kaufmann qui les met régulièrement dans son programme lors de ses récitals de Lieder, récemment à Barcelone en juin dernier par exemple (j'avais fait un CR de ce récital), il les chantera aussi à Barbican la semaine prochaine. Il ne les a malheureusement jamais enregistrés mais on peut trouver des versions sur Voldemort pour tes comparaisons. Je ne connais pas Matthew Newlin par contre, mais je vais essayer de trouver des enregistrements s'il en existe. Ce cycle n'est pas très souvent chanté (quel dommage !) et toutes les interprétations m'intéressent !
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par paco » 02 févr. 2017, 13:17

Merci pour le CR ! J'ai finalement renoncé à ce concert après avoir Voldemorté les différents interprètes du programme. Tes impressions confirment ce que j'en ai pensé à travers les différentes vidéos. Il y a dans la jeune troupe du DOB des talents plus exaltants (je pense par exemple à Robert Watson, qui m'avait scotché dans sa très brève intervention dans les Huguenots en novembre dernier), j'ai trouvé dommage qu'ils n'aient pas été choisis pour le concert du Châtelet (un peu pareil pour le concert de l'Académie du ROH, ceux qui sont programmés ne sont pas les plus prometteurs de la troupe malheureusement).

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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par micaela » 06 févr. 2017, 22:56

Encore un très beau concert avec l'académie de la Scala. Pour ma part, mention spéciale au baryton Mikheïl Kiria .
Dans l'extrait des Pêcheurs de perles, les deux interprètes avaient une diction française assez approximative. Dommage.
Pendant la scène de la Traviata (le duo Violetta/Germont père), le public a applaudi après les pianti, pianti, pensant sans doute que les deux chanteurs allaient s'arrêter là (je plaide coupable avec les autres).
Cette fois, il y a eu quatre bis, un par interprète au lieu des deux des chanteurs du Bolchoi.
Airs sur lesquels je n'arrive pas à mettre un titre, sauf bien sûr Stride la vampa.
En tout cas, très bonne idée que ce festival. J'espère qu'il y aura d'autres éditions. D'autres institutions prestigieuses (et des moins connues aussi) doivent avoir aussi des académies ou du moins des ateliers lyriques, ou des troupes intégrant de jeunes chanteurs débutant leur carrière professionnelle.
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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par paco » 06 févr. 2017, 23:58

micaela a écrit :
06 févr. 2017, 22:56
le public a applaudi après les pianti, pianti,
c'est "piangi, piangi" ;-)
Merci pour le CR ! :D

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Re: Festival international des Académies lyriques au Châtelet

Message par offenbach » 07 févr. 2017, 06:35

Le concert de samedi dernier, réunissant quatre jeunes chanteurs issus de l'Académie de l'ONP a été également l'occasion de vraies révélations: la soprano guatémaltèque Adriana Gonzalez, qui a chanté une magnifique Pamina et la plus belle Micaëla que j'aie jamais entendue ; et surtout la toute jeune (23 ans) basse russe Mikhail Timoshenko, absolument fabuleux dans les Chansons de Don Quichotte de Jacques Ibert, la Sérénade du Méphisto de Gounod et le Diamant de Dapertutto.

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