L’extinction de la flamme

 

(Documents)

Suite à son départ, elle annule notamment :
- Léonore de Beethoven au TCE, 7 et 9 mars 2005
- La voix humaine de Poulenc, en Suède
- Manon Lescaut de Puccini en juin 2005, à Vienne (Ozawa/Carsen, Shicoff. Remplacée par Babara Haveman)
- Un récital au Châtelet (Brahms, Wolf, Wagner) le 5 octobre 2005
- La reprise de Juliette de Martinu à Garnier en février 2006
- La rumeur l’annonçait en Rachel à Bastille si Marc Minkowski avait dirigé l’œuvre.

- Par ailleurs, elle avait finalement renoncé à une Belle Hélène pour la reprise de décembre 2001 au Châtelet, après s'être libérée en annulant un récital à Lagord, prévu en novembre 2001 (remplacée par David Pittmann-Jennings avec Susan Manoff au piano)

Communiqué officiel d’Alexia Cousin le 3 mars 2005 :
«J’ai pris la décision de mettre un terme à ma carrière artistique. C’est la passion et l’intégrité profonde avec lesquelles j’ai toujours chanté qui orientent aujourd’hui ma vie vers d’autres activités. Je remercie du fond du cœur les personnes qui, de près ou de loin, d’un côté ou de l’autre du rideau, m’ont soutenue dans cette aventure extraordinaire; et en particulier mon agent, Laurent Delage, en qui j’ai pu placer toute ma confiance, et qui m’a assistée avec énergie et perspicacité en toutes circonstances ».

Commentaire de l’agent d’Alexia Cousin sur son site Internet :
«Ceux qui ont connu et aimé l’artiste seront frustrés et se demanderont pourquoi une telle décision. On en reviendra probablement à cette question : comment trouver la force, l’énergie de monter sur scène, quand on a une exigence artistique aussi forte et que l’on veut tant donner, sans aucune concession, sans aucun ménagement de soi ? Car vivre Alexia Cousin sur scène engendrait nécessairement cette interrogation. Quoi qu’il en soit, retenons qu’Alexia Cousin, personnalité entière s’il en est, a mûrement réfléchi et pris sa décision en toute sérénité. Sa réalisation personnelle passe désormais par autre chose que la scène.»

Extrait de l’article publié dans Opéra International :
«Même si la (courageuse) décision d’Alexia Cousin nous attriste, nous la respectons, bien entendu. Un chapitre se clôt, un nouveau commence, loin de la scène, et nous souhaitons à Alexia beaucoup de bonheur. Mais qui peut prédire l’avenir ? Si donc l’avenir venait à raviver en elle la vocation de la scène, la position de tous ceux qui croient en elle est qu’il serait dommage, compte tenu de son talent unique et du destin exceptionnel qu’elle avait commencé d’accomplir précocement (…) de lui en fermer les portes de façon définitive. Qu’Alexia le sache donc : elle trouvera toujours une porte ouverte chez ceux qui lui sont fidèles (…). »

Extrait d’un article du journal du Wiener Staatsoper, où elle aurait dû faire ses débuts dans Manon Lescaut :
«Alexia Cousin hatte offenbar das Gefühl, ihrer von der Oper entfesselten Gefühle nicht mehr Herr zu werden. Deshalb entschloss sie sich zu diesem harten Schnitt. Dafür gebührt ihr unser aller, wenngleich von Trauer begleiteter Respekt. »
[Alexia Cousin avait apparemment le sentiment de n’être plus maîtresse des sentiments déchaînés propres à l’opéra. C’est pourquoi elle s’est décidée à cette dure rupture. Nous devons tous à cette décision le respect, même s’il est accompagné de tristesse.]

 

 

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