Brûler les planches

 

«Le théâtre m’intéresse aujourd’hui beaucoup.
Et puis un jour on m’a suggéré de chanter.
L’émerveillement s’est vite installé.»

 

Alexia Cousin n’a pas attendu de se retirer à 25 ans pour être une chanteuse "pas comme les autres", pour se démarquer de ses collègues. Elle fascine. Qui d’autre est parvenu à exprimer une ambition aussi démesurée avec, en même temps, autant de simplicité et sans donner l’impression de se vanter, de se mettre en avant, qu’elle dans ces lignes :
«Beaucoup de cantatrices ont d’emblée chanté des rôles lourds ou dramatiques. Je suis très étonnée de voir que tant de gens s’inquiètent de ma jeunesse car, en consultant un dictionnaire des interprètes, on voit bien que la plupart des cantatrices ont débuté fort jeunes aussi. Qu’il s’agisse d’italiennes comme Mirella Freni, ou de germaniques comme Leonie Rysanek, elles ont toutes chanté avant vingt-cinq ans, dans de vrais rôles, et sans péril pour leur voix. Je continue à surveiller de très près la fréquence de mes prises de rôle, et le rythme de mon emploi du temps. Pour l’instant, j’y suis parvenue. J’ai dit beaucoup plus souvent "non" que "oui".».
La même confiante et intelligente attention aux choix de sa carrière scénique apparaît avec évidence dans cette autre citation : «Je dois travailler mes rôles très en profondeur. Et même si mon expérience de vie n’est pas la même que celle d’une quarantenaire, je pense avoir des choses à dire dans ce que je chante».

Alexia Cousin aura tout de même chanté une quinzaine de rôles sur scène (en omettant les opéras en version concert), dont une douzaine de premiers rôles et deux rôles secondaires, en l’espace de cinq ans exactement, soit en moyenne trois prises de rôles par an, un rythme plus qu’honorable !

 

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