La lueur

 

« En fait, je reste une autodidacte.
Et je déteste l’intellectualisme.
Dans le monde lyrique, il y a trop de fausse culture,
trop de gens qui ne se remettent pas en question.»

 

Alexia Cousin naît en 1979 près de Paris, dans une famille n’écoutant pas de musique classique. Très jeune, elle aime le spectacle, la récitation de poèmes, les feux de la rampe.
La jeune Alexia passe même chez Jacques Martin dans l’émission « L’école des fans ». «Se retrouver ainsi, à chanter devant un micro, c’était magique.»
L’école tout court, en revanche, ne semble pas l’intéresser vraiment et elle décide de commencer l’étude du piano, «Sans doute pour m’échapper du carcan scolaire.»
Suivent le solfège, la gymnastique, la guitare, la peinture et la danse. Elle n’imagine pas encore faire de la musique son métier : «Ça me donnait beaucoup trop de plaisir ! La musique, ce ne pouvait pas être un travail.»

Elle découvre le chant grâce à son professeur de solfège à Aubervilliers. Le chant classique répond à son désir de démarquer sa personnalité de l’uniformité réglant le monde des adolescents : «Le chant, c’était pour moi une forme de subversion.»
Elle découvre le répertoire, les grandes voix, achète son premier disque : une compilation de Maria Callas, «simplement parce que j’avais entendu prononcer son nom» et elle assiste à son premier concert, salle Gaveau : un récital de Gwyneth Jones. «En l’écoutant chanter Wagner, je suis restée clouée à mon siège ! J’ai acheté tous ses enregistrements, puis ceux de toutes les grandes wagnériennes.»

Commencent alors de sérieuses études musicales. Alexia travaille quatre heures par jour, au retour du lycée, et renonce à des études en classe préparatoire puis à l’université, qu’elle fuit avec l’accord et le soutien de sa mère.
Elle suit une formation de chant au Conservatoire National de Région de La Courneuve avec Daniel Delarue qui lui donne «de solides bases techniques. Il a rempli mon sac à dos pour que je puisse maintenant partir à l’aventure.» C’est le Concours « Voix Nouvelles » qui la révèle, à 19 ans, à l’Opéra de Paris, la même année que Stéphane Degout. Ce n’était que la deuxième édition de ce concours qui avait couronné, dix ans auparavant, une certaine Natalie Dessay.
L’aventure peut commencer.

 

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