Berg - Wozzeck - Jurowski/Kentridge - Salzbourg - 08/2017

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enrico75
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Berg - Wozzeck - Jurowski/Kentridge - Salzbourg - 08/2017

Message par enrico75 » 08 août 2017, 17:10

WOZZEK ALBAN BERG

Nouvelle production

Direction musicale:Wladimir Jurowski
Regie:William Kentridge

Wozzeck:Mathias Goerne
Marie:Asmik Grigorian
Tambourmajor:John Daszak
Andres:Mauro Peter
Capitaine:Gerhard Siegel
Docteur:Jens Larsen
Margret:Frances:Pappas

Salzburg Kinderchor
Wiener Staatsopernchor

Wiener Philharmoniker
Coproduction/Met/Toronto/Australia Opéra

Premières impressions ce soir après la première ou demain

enrico75
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Re: Berg-Wozzeck-Jurowski/Kentridge-Salzbourg-8/8/17

Message par enrico75 » 08 août 2017, 22:37

Difficile de sortir indemne d'une telle représentation et c'est la première fois que je vois un metteur en scène ovationné sans la moindre huée
Kendridge nous sort une mise en scène dans la lignée de l expressionnisme allemand des annees 20 avec un déluge d images video tres violentes de la grande guerre dans un espèce d échafaudage invraisemblable mais diablement efficace
Une distribution vocale éblouissante avec un Wozzeck Mathias Goerne en grande voix et bouleversant, une Marie Asmik grigorian vocalement impressionnante.
Quand à l orchestre dirigé par Jurowski il est tout simplement sublime:violent, terrifiant, raffiné, ironique. ...il magnifie cette partition géniale

Bon les blasés habituels vont dire que on a vu ça 100 fois et que ça casse pas trois pattes a un canard........
mais moi j ai passé une très grande soirée!!!

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Re: Berg-Wozzeck-Jurowski/Kentridge-Salzbourg-8/8/17

Message par HELENE ADAM » 29 août 2017, 12:02

enrico75 a écrit :
08 août 2017, 22:37
Difficile de sortir indemne d'une telle représentation et c'est la première fois que je vois un metteur en scène ovationné sans la moindre huée
Kendridge nous sort une mise en scène dans la lignée de l expressionnisme allemand des annees 20 avec un déluge d images video tres violentes de la grande guerre dans un espèce d échafaudage invraisemblable mais diablement efficace
Une distribution vocale éblouissante avec un Wozzeck Mathias Goerne en grande voix et bouleversant, une Marie Asmik grigorian vocalement impressionnante.
Quand à l orchestre dirigé par Jurowski il est tout simplement sublime:violent, terrifiant, raffiné, ironique. ...il magnifie cette partition géniale

Bon les blasés habituels vont dire que on a vu ça 100 fois et que ça casse pas trois pattes a un canard........
mais moi j ai passé une très grande soirée!!!
J'ai vu la retransmission et je partage ton enthousiasme sur la direction musicale inventive et précise de Jurowski, l'orchestre, la mise en scène, globalement l'ensemble des interprètes et surtout ma découverte : Asmik Grigorian en Marie... Géniale.
J'ai aussi passé une très grande soirée que j'aurais aimé passer dans la salle...
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
Elle : Eh bien ! donc, frappez votre père ! venez, de son meurtre souillé, traîner à l'autel votre mère

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Re: Berg - Wozzeck - Jurowski/Kentridge - Salzbourg - 08/2017

Message par fomalhaut » 29 août 2017, 15:17

Ce fût, effectivement, un moment assez extraordinaire.
Bravo, surtout à Vladimir Jurowski qu'on entend trop peu à l'opéra.

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Re: Berg - Wozzeck - Jurowski/Kentridge - Salzbourg - 08/2017

Message par Verdiprati » 04 sept. 2017, 03:31

Vu et entendu dans la salle le 17.
Effectivement globalement belle représentation, mais moi « quinqua blasé », je suis sorti content mais sans enthousiasme.

La MES impressionne par son côté plastiquement foisonnant. A partir des éléménts du décor simples Kentridge réussit à créer non seulement les images fortes, complexes et polysémiques avec l'utilisation extrêmement astucieuse des lumière et videos, mais aussi une certaine articulation dramaturgique avec l'émotion et la vraie direction d'acteurs. Situer le spectacle au temps de la première guerre mondiale est totalement pertinent.
Bref gros progrès par rapport à sa Flûte enchantée présentée au TCE en 11 où il restait essentiellement magicien illustrateur féerique et finalement superficiel.
Tout cela c'est déjà énorme, mais si je suis resté un peu sur ma faim, c'est que le spectacle reste l'accumulation des images expressionnistes en dépit de ses velléités dramaturgiques, et il n'arrive pas tout à fait à déployer la progression téléologique du drame à la quelle Chéreau ou Stein réussit mieux avec l'économie de moyens.

Vladimir Jurowski qui ne m'a jamais vraiment convaincu à Bastille ( La dame de pique, Onéguine, La chauve-souris, Guerre et paix ) a capté mon attention ce soir-là. Précis et déchirant, il n'atteint quand même pas le sommet de tension, radiographie et agressivité sonore de Salonen.

Le philharmonique de Vienne m'a rappelé ici il y a trois ans qu'il était encore vraiment incomparable comme orchestre de l'opéra pour le Rosenkavalier.
Pour ce Wozzeck il n'était pas tout à fait à la hauteur de mes attentes pour ce qui est de l'expressivité et de l'urgence dramatique. Mais c'était déjà le cas il y a 20 ans sous la direction d'Abbado. Reste son timbre toujours unique et efficace pour ce répertoire.

Goerne un peu en retrait au niveau de la projection comme toujours, mais humain et émouvant.
En 97 dans le Grosses Festspielhaus Marie de Denoke m'a scotché avec sa voix longue et perçante. C'était un grand coup d'accélérateur pour sa carrière.
Cet été Asmik Grigorian en était presque...dans le Kleines Festspielhaus désormais rebaptisé Haus für Mozart. Je lui souhaite la carrière aussi brillante.

En gros la presse autrichienne ( allemande aussi mais un peu moins enthousiaste ) salue cette première édition du mandat Hinterhäuser comme grande réussite ( Tito : grande réussite musicale et dramatique. Lady Macbeth, Wozzeck, Lear : réussite musicale et dramatique. Aida : réussite musicale.)
Elle trouve que c'est un retour des ambition et résultat artistiques après les trois mandats ( Flimm, Pereira, Bechtolf ) racoleurs ou « culinaires ».

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