Puccini - Messa di Gloria - Dubor - Lyon 07/02/2017

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Puccini - Messa di Gloria - Dubor - Lyon 07/02/2017

Message par perrine » 09 févr. 2017, 10:40


LA FORZA DEL DESTINO
Ouverture d'opéra pour orchestre symphonique
Giuseppe Verdi

MESSA DI GLORIA
pour solistes, choeur et orchestre symphonique
Giacomo Puccini

Karl Laquit ténor
Bardassar Ohanian basse

Les Siècles Romantiques
Jean-Philippe Dubor Direction


Chapelle de la Trinité, Lyon, le 7 février 2017


Cette Messa di Gloria composée par un tout jeune Puccini pour son examen de sortie du conservatoire Pacini possède un caractère peu religieux tant les partie chorales sont foisonnantes, et les parties orchestrales chatoyantes. Inspiré des compositeurs Italiens de l’époque, c’est une œuvre plus théâtrale que religieuse et Jean-Philippe Dubor à la tête de son ensemble des Siècles Romantiques nous en a livré ce soir une interprétation digne des plus grandes pages de chœurs d’opéra.

Les premières mesures de la messe (Kyrie eleison) sont d’une grande douceur et contrastent avec la vivacité délivrée lors du « prélude » à cette messe (l’ouverture de la Force du Destin de Verdi). Douceur emprunte d’une belle énergie qui ne quittera jamais l’orchestre ni les chœurs tout au long de la représentation. On ne peut que louer l‘équilibre constant entre ces deux protagonistes, et l’osmose qui règne est parfaite, l’un n’écrasant jamais l’autre, et sachant sans cesse garder la tension même dans les parties les plus douces.

Le Gloria, partie de 20 minutes en 9 sections est bien réussi. La première section est sautillante et vitaminée, la partie du ténor Karl Laquit (Gratias agimus tibi) de haut niveau, ne serait-ce une prononciation un peu mâchée. La sauce monte peu à peu sur le Dominus Deus et le Qui tollis pour nous embarquer dans la fugue (cum sancto spiritu) au caractère très syncopé.

La tension pour le spectateur redescend dans le Credo, partie jouant plus sur les émotions et les images. L’intervention du ténor (Et incarnatus est) est reposante, et la noirceur du baryton-basse Bardassar Ohanian dans le Cruxifixus fait étrangement penser à Iago.

Le final (Agnus dei) reste dans cet esprit d’équilibre et de partage entre les 2 solistes, le chœur et l’orchestre. Les voix des deux solistes s’enchevêtrent parfaitement, et le chœur nous berce doucement pour nous laisser en suspension sur ce dona nobis pacem qui ne ressemble à aucun autre final de messe.

Deux généreux bis nous raccompagneront vers la sortie, avec la sensation d’en vouloir encore !

Perrine
Le problème quand on trouve une solution, c\'est qu\'on perd une question.

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