Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par paco » 10 août 2018, 14:13

De toute façon, bon russe ou pas bon russe, l'événement de ce spectacle est la présence de Mariss Jansons au pupitre. Sa direction de la même oeuvre à Amsterdam il y a deux ans restera dans ma mémoire de façon indélébile, il est un des plus grands interprètes de Tchaïkovski qui soit.

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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par fomalhaut » 10 août 2018, 14:25

paco a écrit :
10 août 2018, 14:13
De toute façon, bon russe ou pas bon russe, l'événement de ce spectacle est la présence de Mariss Jansons au pupitre. Sa direction de la même oeuvre à Amsterdam il y a deux ans restera dans ma mémoire de façon indélébile, il est un des plus grands interprètes de Tchaïkovski qui soit.
C'est bien mon avis !
Jansons avait également interprété cette même Dame de Pique en concert à Munich, avec les forces de la Radio Bavaroise, le 11 octobre 2014.

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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par HELENE ADAM » 10 août 2018, 15:20

fomalhaut a écrit :
10 août 2018, 14:25
paco a écrit :
10 août 2018, 14:13
De toute façon, bon russe ou pas bon russe, l'événement de ce spectacle est la présence de Mariss Jansons au pupitre. Sa direction de la même oeuvre à Amsterdam il y a deux ans restera dans ma mémoire de façon indélébile, il est un des plus grands interprètes de Tchaïkovski qui soit.
C'est bien mon avis !
Jansons avait également interprété cette même Dame de Pique en concert à Munich, avec les forces de la Radio Bavaroise, le 11 octobre 2014.

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+1 pour Jansons mais....
vous oubliez Neuenfels :mrgreen:
Un extrait du spectacle (et de ses conceptions) sur cette vidéo du festival.

https://www.facebook.com/salzburg.festi ... 556650823/
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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par micaela » 10 août 2018, 15:33

Sa conception n'a rien d'extravagant (on a vu des surinterprétations plus tordues), mais visuellement c'est tout de même assez bizarre.
S'il n'y a pas de solutions, c'est qu'il n'y a pas de problème Proverbe shadok

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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par titoschipa » 10 août 2018, 16:03

Larousse: pitoyable = mauvais
Je trouve triste (même si cela contente sûrement les riches sponsors américains du festival) de devoir faire appel à un ténor américain non russophone pour le rôle d'Hermann. Misha Didyk à Munich et à Amsterdam était autrement convaincant, et pas seulement pour la prononciation.
Mais bon, certains ont aussi apprécié un Domingo dans le rôle...

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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par HELENE ADAM » 26 août 2018, 22:19

Je donnerai des impressions plus détaillées demain mais c'est une Dame de Pique magistrale, superbement dirigée par Jansons, et où Neuenfels a su valoriser la tension dramatique en phase avec la musique. A voir.
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par HELENE ADAM » 27 août 2018, 16:28

Vu en retransmission sur Medici TV - enregistrement du 13/08

Détails et retransmission par ce lien :
https://www.medici.tv/fr/operas/tchaiko ... l-jansons/
(Medici TV n'a pas encore mis de sous-titres, donc il vaut mieux bien connaitre l'opéra, sachant que, pour les Russophones d'ODB, la diction des artistes permet une compréhension très satisfaisante des dialogues, même si Jovanovic a un "accent" et du mal avec certains phonèmes russes).

Galerie de photos sur le site du festival par ce lien
https://www.salzburgerfestspiele.at/ope ... pades-2018

La Dame de Pique a été composée par Piotr Tchaikovsky en 1890 en moins de deux mois et présentée à la fin de la même année au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg. Marius Petitpa était le maître de ballet. le livret avait été écrit par le frère de Piotr, Modeste, et remanié par le compositeur, le tout à partir de la nouvelle "fantastique" de Pouchkine.
Les thèmes du joueur, des obsessions, de l'appât du gain et du pouvoir, de la folie, sont récurrents dans la littérature russe du 19ème. L'échec total de Herman ("Guermane" en russe), en amour comme en réussite, s'apparente également à celui de l'autre loser de Tchaikovsky, Eugène Onéguine. Ambition, cynisme, soif de gloire et de richesse, se marient mal avec amour et bonheur. Et beauté.
Tchaikovsky a écrit avec sa Dame de Pique (Pikovaïa dama en russe), une oeuvre tragique, aux accents romantiques, au souffle épique, qui comporte un peu de théâtre dans le théâtre, énormément de choeurs (masculins, féminins, choeurs d'enfants), des ballets, des grands airs et des grands duos, et des interludes orchestraux magnifiques. C'est un opéra d'une très grande richesse dramatique et musicale qui se montre très exigeant en qualité des interprètes tout en comme en direction musicale.

Maris Jansons avait déjà démontré récemment à Amsterdam, l’incroyable subtilité et la lecture phénoménale de la partition dont il était- capable. C’est cette direction musicale qui retient d’abord l’attention : elle est d’une délicatesse d’orfèvre pour chaque mesure, et valorise les instruments et leur dialogue lors des interludes orchestraux, ou les parties vocales de chaque artiste qui apparaissent comme sculptées note après note sans jamais perdre de vue la montée intense du drame.
Dès l’ouverture il y a du souffle, de l’épique, du tragique, du romantique et du lyrisme qui se confirmera tout au long de l’œuvre. La caméra permet de temps en temps de voir le maestro au travail et ses gestes, ses mimiques, tout traduit son extrême attention à décliner cette œuvre riche et foisonnante sans perdre une note, une nuance, un effet.

La mise en scène de Neuenfels porte sa signature et ménage la tension dramatique : dominante de plateaux nus avec un fond illustratif, noir et/ou blanc en permanence, jeu des éclairages focalisés sur des personnages notamment pendant leurs solos avec un plateau plongé dans l’ombre. On pense à son Lohengrin se cognant sur un immense mur blanc sans en trouver la porte, quand, à l’acte 3, Lisa se jette sur le même mur noir, se fendant d’un grand espace de lumière, pour y voir sa propre ombre qu’elle déchire et jette à terre avant de se jeter dans les eaux froides de la Neva. On pense aussi à son Manon Lescaut, avec son dernier acte sur un plateau aveuglant de blancheur plastifiée, sans le moindre coin d’ombre, qui voit les deux amants se trainer vers la mort. Les personnages des grands chœurs sont également traités avec ce mélange de réalisme et de symboles outrés de leurs fonctions : enfants en blanc, avec perruque blond platine, en cage, puis tenus en laisse par leurs nurses/gouvernantes/nourrice, elles aussi en blanc, portant les attributs de leurs fonctions. Le chœur du bal masqué, celui de l’accueil de la tsarine ou les chœurs de l’acte 3, le plus noir et dramatique, portent au contraire des costumes noirs, parfois agrémentés de chapeaux ou de crêtes dans le dos, ou encore de sortes de casques blancs de pilotes d’avion du temps jadis, avec lunettes idoines (mais cet attribut fait aussi songer à des nageurs du même temps jadis, du fait de justaucorps rayés à la manière des maillots de bain masculins d’alors).
Lisa oscille entre le tout blanc, la cape et le béret noir (comme Manon), la jupe noire avec haut blanc tandis que Pauline, symbole de l’émancipation, est plutôt en tenue masculine noire façons années 20. Sourine et Naroumov, les compagnons « joueurs » ressemblent à des moujiks, longues chevelures négligées, mais qui auraient réussi : ils portent de superbes pelisses de fourrure. La fameuse comtesse « dame de pique » porte une perruque rousse sur un crâne chauve et une robe verte, l’une des deux tâches de couleurs dans cet univers noir et blanc, le vert étant aussi la couleur criarde de la table de billard géante sur laquelle on joue aux cartes, avec nombre de bouteilles de vodka disséminés sur le bord. L’autre tache de couleur, est bien sûr le rouge (des cartes), que représente le joueur devenu fou, Hermann, officier donc vêtu d’une veste de hussard, qu’il laisse négligemment ouverte sur une poitrine velue assez répugnante, comme l’est l’ensemble de son allure hirsute et hagarde. A l’inverse le comte Tomski et dans une moindre mesure, le prince Yeletski, portent beau.
Tous ces petits tics très Neuenfels s’adaptent fort bien au déroulé de l’opéra, sans génie particulier mais sans gêner non plus, et le dépouillement, qui est le signe du metteur en scène, sert plutôt la direction d’acteurs et permet de se concentrer sur l’action fort bien jouée par les artistes.
La confrontation entre la comtesse et Hermann à l’acte 2 se déroule par exemple, dans une petite pièce toute blanche, rajoutée au milieu du plateau noir et sombre, sorte de chambre d’hôpital, avec lit adéquat, mobilier sommaire et paravent. Dans l’immense miroir le visage de la comtesse espionne Hermann puis les visages des infirmières, et domestiques de la suite de la comtesse observent leur « duels » derrière les fenêtres.
Pas d’affrontement violent d’ailleurs, mais plutôt une supplication de forcené de la part de Hermann, pour obtenir le secret de la vieille dame, alternant menaces et gestes tendres. Un ballet assez étrange pour une des scènes très réussies de cette Dame. D’autres scènes le sont également : le ciel étoilé en fond de scène lors du duo Lisa-Pauline puis des airs de Lisa et de Hermann à la fin de l’acte 1, la tablée qui s’agrandit avec un, deux,trois enfants lors de la déclaration d’amour du Prince Yeletski à Lisa au début de l’acte 2, la scène d’intense dévotion des chœurs lors de l’arrivée d’une Grande Catherine transformée en gigantesque squelette aux bras hypertrophiés, revêtue d’un voile transparent, sans oublier le final, le suicide de Hermann sur la gigantesque table de billard suite à l’apparition de la comtesse…
En restant finalement dans un style très début de siècle dernier, façon opérette, Neuenfels assure une cohérence dans son propos, et se tient très près du livret, le rendant particulièrement lisible. Esthétiquement c’est, en plus, assez réussi, en tous cas en retransmission.

Côté chant, je suis restée un peu plus circonspecte.
Brandon Jovanovitch (Hermann, prise de rôle) ne manque ni d’engagement, ni de charisme dans son incarnation de l’officier rendu fou par le désir de posséder la fameuse martingale qui rend riche « les trois cartes ». Comme d’habitude, il se dépense sans compter, chante avec héroisme sans oublier toutes les nuances du rôle et sa "présence" sur scène est incontestable. J’aurais pourtant quelques réserves (que je n’ai pas eues pour son Serguiei entendu à Londres l’an dernier) : j’ai trouvé sa prestation globalement réussie mais souffrant de quelques défauts notamment du fait d’un timbre souvent rauque qui n’est pas très élégant, avec des notes pas toujours bien tenues ou aussi longtemps qu’il faudrait. Les aigus « spinto » sont assénés clairement et puissamment mais certains passages plus lyriques manquent de legato, sont parfois « heurtés » et de temps en temps, pas tout à fait en phase avec les partenaires, russophones pour la plupart d’entre eux.
La différence avec les timbres splendides de Igor Golovatenko en Yeletsine et de Vladislav Sulimsky en Tomski est souvent en la défaveur du ténor américain, très brut de décoffrage, d’autant plus que sa maitrise du russe n’est pas aussi parfaite. Et il est vrai que, dans le beau texte littéraire de la Dame de Pique, le caractère précis de la diction russe prend un tout autre relief que pour l’opéra de Chostakovitch. Ceci dit, pour une prise de rôle, il ne s’en sortait pas mal du tout. C’est l’un de ces ténors qui prend beaucoup de rôles différents (et dans toutes les langues...), sans toujours, me semble-t-il, choisir ce qui convient le mieux à son tempérament. Il a du peps mais sa voix n’a pas forcément la largeur et la profondeur nécessaire au rôle.

A l’inverse, celui qui m’a le plus impressionnée de tous les points de vue est Igor Golovatenko, dont la richesse de timbre, la majesté du ton, du style et la perfection de la diction, rendent toutes ses apparitions presque magiques. On pourra certes lui reprocher d’être trop parfait, trop lisse, en face d’un Jovanovitch qui risque tout pour jouer son personnage qui sombre dans la folie obsessionnelle, leurs choix et leurs styles sont assez opposés. Igor Golovatenko, 37 ans, appartient la troupe du Bolchoi où il brille régulièrement dans des rôles tels que le Conte Di Luna, Sharpless, Marcello, Rodrigo, Iokanaan.

Le rôle de Tomski valorise n’importe quel bon baryton tant il est superbe et ce, dès les débuts de l’opéra quand le comte raconte longuement les secrets de sa grand-mère dans sa fameuse « ballade ». Et Vladislav Sulimsky, de la troupe du Mariinsky, la quarantaine, est une valeur sûre puisqu’il chante à peu près tous les rôles prestigieux de sa tessiture, de Macbeth à Rigoletto en passant par Don Carlo de la Vargas ou Simon Boccanegra.

L’un et l’autre ont fait des incursions sur les scènes internationales, ne sont pas cantonés aux rôles « russes » mais sont évidemment particulièrement à l’aise dans ce genre comme ils l’ont prouvé à Salzbourg.

J’aurais une petite hésitation sur la prestation de Evgenia Muraveva en Lisa : je l’ai d’abord trouvée magnifique notamment dans tout l’acte 1, sa sérénade, ses duos (avec Pauline puis avec Hermann), tout comme au début de l’acte 2 avec Yeletsine sont de toute beauté, voix très souple, très beau timbre… et puis patatras, elle ne « passe » pas correctement les aigus de son dernier air, le plus beau, celui où on attend vraiment la soprano dans son registre plus héroïque, plus dramatique. Au lieu d’être lancés avec la force qui créée des frissons face à son désespoir résigné, ils sont trop rétrécis et trop menus pour « entrer » dans l’ensemble de l’air.
Dommage.
Elle est belle, émouvante, jeune, joue très bien mais…c’était peut-être la difficulté d’un soir, je l’ignore. Elle est habituée du rôle en tous cas.

Excellente Oksana Volkova en Pauline et en Daphné. Du très grand art en chant comme en jeu. Et quelle allure magnifique pour le rôle. Une mezzo très brillante.

Je ne cite pas tous les rôles secondaires qui sont nombreux et tous bien à leur place : du Tchekalinski d’Alexandre Kravets à la Cholé/Pripela de Yulia Suleimanova, on a là une galerie de chanteurs, russes pour la plupart, qui savent travailler à merveille en équipe et animent la représentation avec beaucoup de talent.

Reste l’héroïne involontaire du drame, la comtesse, la mezzo Anna Schwarz, dont la voix accuse quand même l’âge (75 ans) mais qui garde sa magnificence et son charisme sur scène dans cet improbable nuisette avec collants roses et chaussures rouges, la tête chauve, quand elle chante l'air de Laurette « Je crains de lui parler la nuit » dans un français, disons, perfectible, mais en dégageant une émotion évidente. Elle qui fut Erda et Fricka à Bayreuth dans la mise en scène de Chéreau, et que nous avons revue avec bonheur très récemment en nourrice dans Eugène Onéguine à Paris, se défend encore drôlement bien.

Enfin et dans cet opéra, c’est fondamental, les chœurs sont absolument magnifiques tous airs confondus.

Globalement, ceux qui aiment cet opéra, apprécieront sans doute cette représentation salzbourgeoise qui ne fait pas oublier cependant, les productions mises en scène par Herheim et captées à Amsterdam sous la direction formidable du même Maris Jansons….
Lui : Que sous mes pieds se déchire la terre ! que sur mon front éclate le tonnerre, je t'aime, Élisabeth ! Le monde est oublié !
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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par titoschipa » 27 août 2018, 21:32

Pour y avoir assisté en salle en ce qui me concerne, une fort médiocre Dame malgré Jansons dont c’est la spécialité. Je ne partage pas l’avis d’Hélène sur l’aspect visuel: très laid en salle (costumes proches du grotesque) et pas du tout prenant (aucune émotion). Mais le plus grave c’est l’inadéquation des chanteurs, là je rejoindrai Hélène: timbre ingrat et manque de nuances de Jovanovic (je passe sur les « kh » et consonnes mouillées, choquantes aux oreilles des russophones), Muravieva n’est pas le soprano dramatique requis (jamais je n’avais entendu les deux airs chantés avec une voix aussi mince et plate) Hanna Schwarz est dans la lignée des comtesses ex grandes voix, désormais à peine audible hormis quelques vociférations rauques ( je préfère les mezzo ayant encore une voix). Bref, la production d’opéra la plus décevante de Salzbourg 2018 avec la Flûte.

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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par titoschipa » 27 août 2018, 21:43

J’ai oublié de dire qu’à la représentation du 18 à laquelle j’assistais (donc pas la retransmission), même Jansons (que j’adore soit dit en passant) paraissait un peu éteint et l’orchestre ( les Wiener) bien moins en forme que la veille dans Salomé. En harmonie avec le manque d’inspiration du plateau

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Re: Tchaikovsky - La Dame de Pique- Jansons / Neuenfels- Salzbourg - 08/2018

Message par Romuald » 28 août 2018, 07:18

En effet grosse déception que cette production de la Dame de Pique vue le 25 août en salle.
Musicalement insipide avec un Jansons sclérosé et un Wiener Philharmoniker de routine. Une mise en scène indigente, sans aucun intérêt. A oublier en espérant que cela ne présage pas d'une baisse de niveau de ce festival qui convoque des pointures sans obtenir de résultats probant dans ce cas précis.

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