Entretien avec Sara Mingardo

 

 

photographie (c) DR

 

Vous êtes vénitienne de naissance : avez-vous chanté à Venise au début de votre carrière ?
Je suis du quartier de Santa Maria Formosa. j'ai chanté pendant six ans dans le choeur de la Fenice, puis j'ai fait tous mes premiers concerts dans la ville, dans les églises. Mon tout premier concert était à l'église de la Pietà. À Noël ou à Pâques, des responsables du théâtre organisaient des concerts en-dehors de la Fenice. Comme les contraltos sont rares, on me demandait beaucoup. 

Avez-vous tout de suite été contralto ?
j'ai toujours été contralto, toujours ! j'ai toujours eu une voix très grave, même enfant. j'ai toujours aimé chanté. Quand j'étais toute petite, je chantais partout, à l'école, à la maison. A l'école primaire, j'étais dans une institution de soeurs et mon enseignante a fait venir mes parents pour leur dire que je devais aller étudier au conservatoire. j'ai commencé par le piano, au collège puis, vers seize ans, j'ai commencé à étudier le chant. Je n'ai jamais rien fait d'autre dans la vie ! Je chantais partout, tout et n'importe quoi, même de la musique légère. J'écoute de tout, encore aujourd'hui.

Ecoutiez-vous de grands chanteurs, pendant vos études ?
Oh oui, je me souviens avec une affection infinie de mon disque d'Andrea Chénier par Corelli et Antonietta Stella, qui m'accompagnera jusqu'à la mort, et puis d'une Traviata superbe, chantée par Veriano Lucchetti et Romana Righetti, qui enseignait à Vicence, je crois : une voix extraordinaire, très douce. Et puis il y a les chanteurs qu'écoutait aussi ma mère, Mario del Monaco, tous nos chanteurs italiens... J'aimais beaucoup Piero Cappuccilli. Mais le baroque, je n'en écoutais pas. C'est venu après.

Comment est-ce venu ?
En apprenant la musique. Au conservatoire, on apprend le XIXème siècle italien. Puis, peu à peu, par le piano, j'ai découvert Bach puis, pour le chant, Haendel et Monteverdi et j'ai compris que n'importe quelle oeuvre de Monteverdi me plaisait beaucoup plus qu'Azucena... A partir de là, on fait des recherches, on écoute... Monteverdi me plaît tout entier, je n'en jette rien ! J'aime beaucoup la musique chorale, en général, donc les Vespre alla beata Vergine, par exemple, sont un chef d'oeuvre absolu, pour moi. En-dehors de Monteverdi, j'aime énormément Bach. J'aime beaucoup Mozart, même si je ne l'ai pas beaucoup chanté, car il n'écrit pas beaucoup pour les voix graves. Ensuite, je fais un grand saut en avant et j'arrive à Brahms et Mahler, donc ce qu'il y a au milieu, la période romantique, ce n'est pas mon répertoire de prédilection.

Pourtant, on vous a entendue il y a peu en France dans un rôle du début du XIXème siècle, Néris dans la Medea de Cherubini [pour lequel Sara Mingardo a reçu par la suite le prix du CIAM].
Il y a toujours des exceptions ! J'ai un rapport un peu spécial avec Evelino Pidò : il me propose toujours des choses un peu particulières. Je suis souvent un peu réticente mais, dans Medea, il y a un air tellement beau, avec ce solo de basson, que j'ai pensé que je pouvais le transformer en un air baroque ! Pourquoi pas ?! Je mets le baroque un peu partout. Je pense que c'est une école de chant. De Gesualdo au tout premier Rossini, je pense qu'on peut transférer tout ce qui s'est fait à cette période à la musique qui a suivi. Bien sûr, on utilise ou non le portamento, mais le legato, le bel canto... La musique est unique, le problème est de parvenir à une certaine propreté pour chaque style. Verdi requiert un orchestre gigantesque. Le type d'instrument que le chanteur doit donc utiliser ne peut pas être le même que celui qui permet de chanter Monteverdi. Il faut donc choisir son propre répertoire. Je pense avoir une petite voix, et j'aime l'utiliser à petites doses. Je choisis donc un répertoire que, heureusement, je choisirais de toutes façons. Je serais malheureuse si j'avais une grosse voix, parce que je suis vraiment amoureuse de la musique que je chante.

Autre exemple de choix paradoxal, alors : la marquise Melibea dans le Voyage à Reims, que vous avez chantée récemment à Monaco.
Ce sont des expériences intéressantes. Ça fait des années qu'on me demande de chanter l'Italiana in Algeri et ça fait des années que je dis non. Mais avec le temps qui passe, il arrive qu'on se dise « pourquoi pas essayer ? » Certes, ce répertoire (Melibea, Neris), ce n'est pas Azucena ou Adalgisa. Melibea ne chante pas beaucoup, Neris a un air. Mais pour ce Voyage, il y avait une distribution d'un niveau absolument extraordinaire, préparée au moins trois ans à l'avance, et le fait qu'ils aient pensé à moi, vu le répertoire que je chante, ça me fait me sentir grande ! Alors j'y vais, même si le rôle n'est pas exceptionnel. Je pense à l'Italienne à Alger mais peut-être dans quelques années seulement. C'est amusant de changer un peu.

Retournons au baroque : quels sont les personnages avec qui vous vous sentez une grande affinité ? Rinaldo ?
Rinaldo, non. Autrefois oui, mais maintenant plutôt Cornelia.

Et où devons-nous aller pour entendre votre Cornelia ?
À Glyndebourne, cet été ! Cornelia est une femme triste, mais sereine. Ce qu'elle chante est linéaire, dramatique mais pas trop. Et c'est une dame : elle a un noble aspect que j'aimerais avoir, moi aussi. Elle a des airs absolument extraordinaires et un duo à la beauté ineffable.

Faisons à présent le saut dont vous parliez : nous nous retrouvons au début du XXème siècle : à Paris, en 2004, vous avez chanté le rôle de « Maman » dans l'Enfant et les sortilèges au Théâtre des Champs-Élysées (TCE).
La musique française est très belle. Je parle malheureusement très mal français, mais ces oeuvres, on les chante parce qu'elles sont belles, c'est tout. Je travaille toujours très volontiers à Paris. Le public français est un peu spécial. Tous les chanteurs qui voyagent le disent. c'est un public très ouvert. Il écoute et puis il remercie, toujours, inévitablement. J'ai entendu des choses pas vraiment extraordinaires, et pourtant... Je ne dis pas que c'est un public qui prend tout sans y regarder, mais il prend toujours le bon côté de ce qu'il entend. c'est agréable d'y chanter, car on sait que les gens viennent pour écouter et non pour juger. J'ai entendu des sifflets, bien sûr, mais nous pouvons avoir des mauvaises soirées, des maux de gorges trop légers pour nous permettre de les faire annoncer au public mais qui nous empêchent pourtant de donner le meilleur de nous-mêmes, alors que le public n'est pas au courant. Parfois, dans d'autres pays, il arrive que les gens viennent seulement pour critiquer?

Avez-vous des projets en France pour les saisons à venir ?
Je ne me souviens jamais de ce que je dois chanter dans un avenir de plus de quelques mois... Je devais chanter Cornelia au TCE en septembre 2006 mais, en raison de problèmes personnels, je ne le pourrai pas ; peut-être la reprise... Il me semble que j'ai quelque chose pour 2007/2008, on verra.

Vous avez déjà une discographie consistante [Cf. annexe]. Y a-t-il des disques dont vous soyez fière ou d'autres dont vous pensez que vous les referiez volontiers, en les réécoutant quelques années après ?
Ce n'est pas quelques années après, c'est quelques mois après que je les referais tous ! Ce serait incroyable, si j'écoutais un enregistrement réalisé il y a deux ans, que je puisse penser en toute honnêteté : « celui-ci est beau ». Il y en a toutefois un dont je suis fière parce que ça a été un enregistrement très difficile pour moi, très difficile : c'est un disque de cantates de Bach que j'ai enregistré avec John Eliot Gardiner. j'ai un souvenir terrible de cet enregistrement. Avec Gardiner, on enregistre tout, même les ch?urs. c'est le premier disque que j'ai gravé avec lui et cette expérience a laissé une marque très profonde, par la difficulté qu'il a représenté pour moi. Bach est un compositeur très difficile à chanter, au moins pour moi, très difficile.

La langue est difficile ?
Non, ce n'est pas la langue, c'est la propreté.

La clarté dans l'espace contrapuntique.
Oui. Je le vois comme ça : il est propre tel qu'il est écrit, il doit donc être chanté comme il est écrit, en n'ajoutant qu'une émotion toujours recueillie. J'aime aussi beaucoup les CDs Vivaldi, le Berlioz avec Colin Davis, mais surtout le Bach, notamment parce que Gardiner a été le premier à me faire confiance pour une langue autre que l'italien. Je pense qu'aucun chef italien ne m'aurait jamais demandé d'enregistrer en allemand. En Angleterre, au contraire, ça arrive souvent. Pour eux, ce n'est pas important que je sois italienne. A Londres, j'ai chanté en français, en allemand, en anglais. En Italie, si on est pas Allemand, on ne vous propose pas de chanter le répertoire allemand. Dans un opéra comme Tristan, où le livret a une importance considérable, je peux imaginer qu'on engage plutôt des Allemands : c'est comme aller chanter Falstaff en Angleterre et engager des Allemands ou des Anglais : le livret est trop important. Mais en-dehors de ce répertoire, pour les Anglais, il suffit d'étudier. Peu importe notre langue maternelle. Quand Colin Davis m'a proposé The Dream of Gerontius, j'ai d'abord dit non : « j'ai fait les Troyens, j'ai fait Béatrice et Bénédict, mais je ne peux pas chanter Elgar. Il m'a dit « Mais si, tu étudieras l'anglais avec moi ! »

En Italie, ce n'est pas possible ?
L'Italie est sur la mauvais pente. c'est déjà le cas depuis quelques années, mais en ce moment ça empire. En Italie, on devient soit footballeur soit velina [Les veline sont les jeunes femmes peu habillées qui servent à décorer les plateaux de la télévision italienne]. Il y a des écoles pour les veline, en Italie ! Avec l'histoire musicale qu'a l'Italie, aujourd'hui, on fait des coupures budgétaires pour les théâtres, et il y a des écoles pour les veline !
Je voudrais pouvoir promouvoir des endroits où les jeunes chanteurs à leurs débuts puissent travailler. Ce genre de structure n'existe plus. Il n'y a rien. Aujourd'hui, les agences ne font plus passer d'audition et, sans agence, c'est dur de travailler. Faire sa propre promotion, demander des auditions, c'est dur. Aujourd'hui, la plupart des directeurs artistiques ne sont pas très compétents. Ils ne prennent pas toujours les bons chanteurs pour chanter les bonnes oeuvres. Dans les théâtres italiens, les auditions ne sont pas toujours faites. Beaucoup de jeunes chanteurs m'appellent chez moi parce qu'ils aimeraient chanter la musique baroque et il ne savent pas où aller. Il n'y a pas de ville, de centre, où les jeunes chanteurs puissent aller étudier, de concours où obtenir comme prix quelque chose de concret comme une production ou, que sais-je, faire des auditions dans tous les théâtres italiens. Gagner un concours, ça ne sert à rien, en soi. Je n'ai fait que deux concours, le Francisco Vignas pour le Lied, en 1984, qui m'avait financé des études à l'Accademia Chigiana ; mais ce qui m'a permis de quitter le choeur de la Fenice et de commencer à travailler en soliste, ça a été le concours Toti dal Monte, qui en 1988 donnait comme prix une production de Cenerentola, dont j'ai chanté le rôle-titre avec Bruno Campanella ! Et le soir de la première, le théâtre était rempli d'agences artistiques. Ça a été un jeu d'enfant. j'ai alors rencontré mon agent et j'ai commencé à travailler. Aujourd'hui, ça n'existe plus. Autrefois, il y avait le concours Callas, qui a fait émerger Katia Ricciarelli ou Anna Caterina Antonacci, des gens qui ont fait ou qui font des carrières extraordinaires. Pourquoi les Italiens, avec l'histoire qu'a leur pays, doivent-ils aller à l'étranger ? Sans compter qu'en quatre siècles d'histoire de la musique italienne, il y a de quoi faire pour tous les goûts !

Oui, de la musique ancienne à Dallapiccola ou Berio.
Et si ensuite on veut s'intéresser aux répertoires allemand ou français, très bien ! Nous avons des musiciens qui jouent sur instruments d'époque, des chefs spécialisés dans la musique baroque, des théâtres de tailles différentes, mais quel est l'intérêt des décideurs ? Zéro. En Italie, les gens ne s'intéressent plus à la musique. c'est un secteur qui est en train de disparaître. Les chanteurs italiens vont à l'étranger ; l'Italie jette tout. Si une église est en ruine, on dit que quelqu'un la restaurera bien dans quelques décennies. c'est comme ça qu'on traite l'art, aujourd'hui. Avec les nouvelles réformes de l'éducation, on a détruit les conservatoires : ils sont devenus des cours universitaires où l'on se contente d'étudier un instrument. Or, tous ne deviennent pas des musiciens capables de subvenir à leurs besoins par l'art seul. Il y a des gens qui veulent étudier un instrument et qui finalement ne deviennent pas solistes. Pourquoi pas ? Tout le monde ne naît pas pour devenir Maurizio Pollini ou Salvatore Accardo ! Il y a des musiciens d'orchestre extraordinaires qui, pour tout un tas de raisons, ne deviennent pas solistes, parfois parce qu'ils ne veulent pas courir le monde. Il faudrait changer tout, radicalement.
Je me souviens qu'un jour, à Florence, René Jacobs m'a demandé une partition du Couronnement de Poppée. A Florence, je n'en ai pas trouvée une seule. Il y a toutes les chansons des Rolling Stones, mais Le Couronnement de Poppée (je ne parle pas du Duo pour deux contraltos, mais du Couronnement!), non. Quelle honte ! Et si on va chez l'éditeur Ricordi et qu'on demande pourquoi ils ont la Traviata et c'est tout, ils répondent : « parce que personne ne veut acheter Monteverdi. Ça coûte trop cher à distribuer. » C'est vrai qu'on ne peut pas espérer que l'adolescent qui allume la télévision et qui voit ces programmes indigents, avec les veline et les footballeurs, aie la plus mince idée de qui est Monteverdi, n'aille jamais mettre les pieds au concert, ne sache pas qui est, je ne dis pas Scarlatti, mais ne serait-ce que Mozart !

Le rôle des médias est important, de ce point de vue.
J'ai lu l'an dernier une critique du Couronnement de Poppée de Bologne (où je ne chantais pas), où il était écrit « Poppée et Néron : très bons ; le reste des comprimari [seconds rôles] : etc. » Ce journaliste devrait être viré ! Il n'y a pas de comprimari, dans un opéra de ce genre. Ce journaliste est incompétent ! c'est comme si on me demandait d'écrire un article sur une opération chirurgicale.

Même dans un des plus grand journaux français, on a par exemple parlé d'un opéra de Puccini comme appartenant à l'esthétique du bel canto...
Beaucoup des gens qui travaillent dans ce milieu devraient être au courant d'un minimum de choses, or ils ne savent même pas ce qu'ils disent ! Et les gens lisent ces journaux. Expliquer l'opéra aux néophytes devient une mission impossible.

Ça donne parfois l'impression aux chanteurs et aux mélomanes d'appartenir à un monde fermé sur lui-même.
Alors que l'école devrait donner depuis le début la possibilité de faire un peu de musique, ne serait-ce que pour être instruits. Après, si les gens ne font pas la différence entre une voix lyrique et une voix dramatique, par exemple, c'est secondaire. Un minimum est nécessaire. Mes enfants chantent toute la journée, mais qu'ils jouent plus tard de la musique moderne plutôt que ce que chantent leurs parents, c'est autre chose : au moins, ils prennent la musique comme une chose sérieuse ; la musique existe, pour eux.

 

 

 

Andromaca, avec Gregory Kunde (Pirro) : Ermione de Rossini
(Opéra de Santa Fe) Photographie (c) Ken Howard

 


 

Discographie

 

Bach : Cantates BWV 72, 73, 111, 156
John-Eliot Gardiner
Archiv Produktion, 2000

Berlioz : Les Troyens
Sir Colin Davis, LSO
LSO Live, 2001, Grammy Award

Berlioz : Béatrice et Benedict
Sir Colin Davis, LSO
LSO Live, 2002

Cavalli : l'Orione
Andrea Marcon
Mondo Musica, ?

Cornacchioli : Diana Schernita
Luigi De Filippi
Bongiovanni, 2002

Donizetti : Anna Bolena
Evelino Pidò
Serenissima, ?

Haendel : Il trionfo del tempo e del disinganno
Rinaldo Alessandrini
Opus 111, 2001

Riccardo Primo
Christophe Rousset
l'Oiseau-Lyre, 1995

Lotario
Alan Curtis
Harmonia Mundi, 2004

Aci, Galatea e Polifemo
Emmanuelle Haïm
Virgin Veritas, 2003

Arcadian Duets
Emmanuelle Haïm, Dessay
Virgin Veritas, 2002

Haydn : Heiligmesse - Missa Sancti Bernardi de Offida / Missa in Tempore Belli, Paukenmesse
John-Eliot Gardiner
Philips, 2003

Mozart : Requiem
Claudio Abbado
Deutsche Grammophon, 1999

Requiem
Karajan Memorial Concert
DVD, Arthaus Musik, 2000

Pergolesi / A. Scarlatti : Stabat Mater
Rinaldo Alessandrini
Opus 111, 1998

Piccinni :La Cecchina
Bruno Campanella
Nuova Era, 2002

Rossini :Demetrio e Polibio
Dynamic, 1996

Petite Messe Solennelle / Stabat Mater
Naïve, 2002

Stabat Mater
Christoph Spering
Opus 111, 1999

La Pietra del Paragone
Bongiovanni, 1996

Sarro :l'impresario delle Canarie
Gabriele Catalucci
Bongiovanni, 1992

Verdi :Falstaff
John-Eliott-Gardiner
Philips, 2001

Vivaldi :Cantates
Rinaldo Alessandrini
Opus 111, 1997

Gloria et Magnificat
Rinaldo Alessandrini
Opus 111, 1998

L'Olimpiade
Rinaldo Alessandrini
Opus 111, 2003

Stabat Mater / Concerti Sacri
Rinaldo Alessandrini
Opus 111, 2002

La Verità in Cimento
Christophe Spinosi
Opus 111, 2003

Vespri per l'Assunzione di Maria Vergine
Rinaldo Alessandrini
Opus 111, 2004

Farnace
Jordi Savall
Aliavox, 2002

Récitals :

Monteverdi / Vivaldi / Haendel
Opus 111, 2004

Sempre Libera
Anna Netrebko, Claudio Abbado
Deutsche Grammophon, 2004

 

 

 

Neris, avec Anna Caterina Antonacci (Medea),
au Théâtre du Châtelet, en juillet 2005
(photographie © M N Robert

 


 

Sara Mingardo en France

 

20 juillet 1996, Beaune,
Haendel Rinaldo
Rinaldo
Les Talens Lyriques / Rousset
Mingardo, Nocentini, Costantakos, Piau, Scaltriti

22 octobre 1996, TCE,
Haendel Rinaldo
Rinaldo
Les Talens Lyriques / Rousset
Mingardo, Nocentini, Costantakos, Piau, Scaltriti

26, 28, 30 mars, 1 avril 1999, Montpellier, Opéra
Haendel: Giulio Cesare in Egitto
Les Talens Lyriques / Rousset / Willy Decker
Sara Mingardo (Cesare), Laura Polverelli (Cornelia), Laura Claycomb (Cleopatra), Brigitte Balleys (Sesto), Hilary Summers (Tolomeo), Roberto Scaltriti (Achilla), Robert Expert (Nireno), Laurent Slaars (Curio)

6 avril 1999, Théâtre des Champs Elysées - version de concert
Haendel: Giulio Cesare in Egitto
dir. Christophe Rousset
Sara Mingardo (Cesare), Laura Polverelli (Cornelia), s. Piau (Cleopatra), Brigitte Balleys (Sesto), Hilary Summers (Tolomeo), Roberto Scaltriti (Achilla), Robert Expert (Nireno), Laurent Slaars (Curio)

23 juillet 1999, Beaune,
Récital avec R. Alessandrini
Monteverdi - Mozart

30 septembre 2000, Pontoise,
Antonio Vivaldi : Stabat Mater, cantate Cessate, omai cessate,
Rinaldo Alessandrini (clavecin & direction).

21 mai 2002, Metz, l'Arsenal,
Antonio Vivaldi : Stabat Mater, cantate Cessate, omai cessate,
Rinaldo Alessandrini (clavecin & direction).

7 février 2001, TCE,
Haendel Orlando (vc)
P. McCreesh
S. Mingardo, L. Milne, S. Piau, N. Davies

21 mars 2002 Toulouse - Halle aux Grains, et - Théâtre des Champs Elysées - 23 mars 2002
Haendel : Aci e Galatea (version de concert )
Le Concert d'Astrée / Emmanuelle Haïm
Natalie Dessay ? (Aci), Sara Mingardo (Galatea), Laurent Naouri (Polifemo).

14 juillet 2002, Beaune, concert Monteverdi et Vivaldi, R. Alesandrini, clavecin

27 et 29 février 2004, Paris. Théâtre des Champs-Élysées,
Ravel : l'Enfant et les Sortilèges
Martine Hébrard : l'enfant ; Michel Sénéchal : la théière/l'arithmétique/la rainette ; Désirée Rancatore : le feu/la princesse/le rossignol ; Stéphane Degout : l'horloge/le chat ; Sara Mingardo : maman/la tasse chinoise/la libellule ; Isabelle Cals : la bergère/le pâtre/la chatte/l'écureuil ; Laurent Naouri : le fauteuil/l'arbre ; Sophie Marin-Degor : la pastourelle/la chauve-souris/la chouette.
Maîtrise de Radio-France et Ch?ur de Radio-France,
Orchestre National de France / Oleg Caetani

14 mai 2004, TCE,
concert Vivaldi
G. Bertagnolli et R. Invernizzi / JC Spinosi

19, 22, 24 , 28 et 31 mai 2005, Théâtre du Capitole, Toulouse
Cherubini : Medea
Orchestre national du Capitole / Evelino Pidó / mes Yannis Kokkos
A C Antonacci (Medea) Nicola Rossi Giordano (Jason), Anna Maria dell'Oste (Glauce), Giorgio Giuseppini (Creon), Sara Mingardo/Qiu Lin Zhang (Neris), Elena Poesina (première servante), Blandine Staskiewicz (deuxième servante), Frédéric Caton (Capitaine)

30 juin, 3, 5 et 8 juillet 2005, Théâtre du Châtelet
Cherubini : Medea
Orchestre national du Capitole / Evelino Pidó / mes Yannis Kokkos
Neris
A C Antonacci (Medea) Giuseppe Gipali (Jason), Anna Maria dell'Oste (Glauce), Giorgio Giuseppini (Creon), Sara Mingardo (Neris), Elena Poesina (première servante), Blandine Staskiewicz (deuxième servante), Frédéric Caton (Capitaine)

16 juillet 2005, Beaune, Cour des Hospices
Monteverdi : l'incoronazione di Poppea (version de concert)
Concerto Italiano / Rinaldo Alessandrini
Laura Polverelli (Poppea), Stefano Ferrari (Nerone), Sara Mingardo (Ottone), Raffaella Milanesi (Ottavia), Antonio Abete (Seneca), Anna Simboli (Amore), Roberta Invernizzi (Drusilla/Virtu), Eleonora Contucci (Damigella/Fortuna), Luca Dordolo (Lucano/Soldato), Sergio Foresti (Mercurio), Martin Oro (Arnalta), Giuseppe de Vittorio (Nutrice), Furio Zanasi (Soldate/Litore)

(19), 21, 23, 25, 27 novembre 2005, Monte-Carlo,
Rossini : Le voyage à Reims,
La Marquise Melibea
Benini/Pizzi
Anderson, Blake, Gimenez, Raimondi, Ciofi, Vaduva

9 et 19 novembre 2006, Lyon
12 novembre 2006, Paris, TCE
Bellini :La Sonnambula,vc
Teresa
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Lyon, Evelino Pido (direction)
Natalie Dessay, Francesco Meli, Paul Gay, Carlo Colombara, Jaël Azzaretti, Sara Mingardo

1 avril 2007, Paris, Cité de la musique
Alessandro Scarlatti : La Vergine dei dolori,vc
La Vierge
Rinaldo Alessandrini / Ingrid Von Wantoch Rekowski
Romina Basso, Sara Mingardo, Anna Simboli, Daniele Zanfardino

9 et 11 juillet 2008, Bordeaux
Alessandro Scarlatti : La Vergine dei dolori
La Vierge
Rinaldo Alessandrini / Ingrid Von Wantoch Rekowski
Romina Basso, Sara Mingardo, Anna Simboli, Daniele Zanfardino

20 janvier 2009, TCE,
concert Haendel avec Sandrine Piau

10 octobre 2009, Paris, Pleyel
Vivaldi : Armida al campo, vc
Armida
Concerto Italiano
Rinaldo Alessandrini
Sara Mingardo, Furio Zanasi, Monica Bacelli, Raffaella Milanesi, Marina Comparato, Romina Basso, Martin Oro

18 novembre 2009, TCE,
concert Vivaldi
Venice Baroque Orchestra - Andrea Marcon, direction

25 mars 2010, Metz, L'Arsenal
26 mars 2010, Paris, Pleyel
27 mars 2010, Montpellier, Le Corum
Haendel : The Messiah
Hervé Niquet, dir
Rosemary Joshua : soprano
Sara Mingardo : alto
Andrew Tortise : ténor
Roderick Williams : baryton